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La population réclame de meilleures conditions de vie
Les habitants du territoire de Songololo, province du Kongo Central, sont montés au créneau pour revendiquer de meilleures conditions de vie. L’un des leurs, en séjour à Kinshasa et qui a requis l’anonymat, l’a fait savoir dernièrement à votre quotidien. Selon lui, la population de ce coin du Kongo Central ne mérite pas ce sort vu les potentialités qu’il regorge.
Cette situation se caractérise par un manque d’eau très criant. Le taux de desserte en eau potable est très faible et se situerait en dessous de 20%. Les conséquences de ce déficit sont nombreuses. Il y a notamment la résurgence des maladies hydriques dues au fait que la population s’approvisionne en eau des pluies ou des sources. Et ce sont des femmes qui en paient le prix parce que ce sont elles qui sont obligées de parcourir de longues distances à pieds pour aller à la source, avec tous les risques de violences sexuelles.
Une autre préoccupation des habitants de Songololo concerne le manque d’énergie électrique. Alors que les grandes agglomérations de la province du Kongo Central, situées le long de la ligne électrique Inga-Katanga sont desservies en courant électrique, tel n’est pas le cas de Songololo qui vit dans le noir. La cité est éclairée ici et là grâce à des lampes, panneaux solaires, voire des groupes électrogènes.
Pour se soustraire à ces conditions indécentes, et en dépit de la présence de belles bâtisses aujourd’hui inhabitées, l’administrateur du territoire de cette entité, rapporte-t-on, n’a pas trouvé mieux que de s’établir à Lufu, localité où se développe une grande activité commerciale et où la modernité est plus visible qu’à Songololo, tandis que son adjoint en charge des questions techniques a trouvé refuge à Kimpese. Ils se présentent dans leurs bureaux le matin pour en repartir le soir pour leurs bercails.
« Au lieu de développer un plaidoyer auprès des autorités provinciales pour les amener à trouver des solutions appropriées aux défis auxquels son entité fait face, le No 1 de Songololo a préféré la voie de la facilité », estime un « mbuta » du coin. Pour ce notable, le choix de Lufu n’a pas été opéré au hasard. L’administrateur de territoire tire, sans aucun doute, des dividendes des échanges commerciaux juteux qui s’opèrent dans ce poste frontalier.
Se sentant abandonnée par l’Etat, la population exprime son désarroi et appelle au secours pour la requalification de ses conditions de vie étant donné qu’elle a droit à vivre décemment comme d’autres Congolais quand bien même ceux-ci ne vivent pas comme au paradis. Muke MUKE