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La Monusco prête à accompagner la RDC dans l’amélioration de l’administration pénitentiaire
Les questions relatives à l’amélioration de l’administration pénitentiaire et des conditions carcérales en la République démocratique du Congo, ont été au cœur d’un entretien, hier mercredi 19 mai, entre la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Mme Rose Mutombo et la responsable de l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Monusco, Mme Patience Sai.
A en croire la cheffe de la délégation de la Monusco, les deux parties ont reconnu les problèmes auxquels est confrontée l’administration pénitentiaire de la RDC. Toutefois, la responsable de l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Monusco salue la volonté de la nouvelle patronne de la Justice qui, d’ores et déjà, ne cache plus sa détermination à améliorer les conditions carcérales des détenus, en commençant par la variation de l’alimentation.
« On a vu son engagement et son dévouement pour tous les problèmes que nous avons identifiés ensemble avec l’administration pénitentiaire. Je peux parler un peu de problèmes des infrastructures. En mettant un accent sur les infrastructures et les conditions de détention et aussi l’aspect des textes liés à la réforme. Nous avons remarqué que l’ordonnance-loi 144 est dépassée. (…) Cette loi est encore utilisée alors que les choses ont évolué dans le domaine de détention au niveau mondial et même en RDC. C’est une occasion d’amener le changement« , a souligné Patience Sai, avant de recommander à la ministre de la Justice d’apporter un sang neuf au système pénitentiaire, en plaçant des gens beaucoup plus solides et dynamiques.
En ce qui concerne l’alimentation des prisonniers, la délégation de la Monusco a proposé de voir si le système pénitentiaire ne peut pas être autosuffisant. « Cela veut dire que les détenus eux-mêmes peuvent faire le champ et produire à manger. Cela peut résoudre tant soit peu, ce problème de décès dans les établissements pénitentiaires et aussi, pourquoi pas, augmenter leur système d’immunité« , a-t-elle indiqué.
La contribution de l’unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Monusco a été aussi épinglée au cours de cet échange. « Nous avons, par exemple, fait un projet de biomasse à Uvira, dans le Sud-Kivu. Nous pensions que ce projet pourrait résoudre beaucoup de problèmes liés au bois de chauffe et à l’environnement, la santé, les vidanges et tous les problèmes connexes. Nous voyons dans quelle mesure l’étendre sur d’autres prisons« .
Après cet entretien avec la ministre d’Etat en charge de la Justice, Patience Sai s’est dit rassurée que cette fois-ci les lignes vont bouger dans le domaine carcéral. Elle dit avoir rencontré une personne qui maîtrise le domaine pénitentiaire. » D’ailleurs, nous avons entendu qu’elle est dans la famille pénitentiaire. C’était vraiment intéressant pour nous parce que pour amener le changement, il faut quelqu’un qui comprend le contexte et le souci d’améliorer les choses. Ca sera intéressant pour les partenaires de venir en appui et de l’accompagner et nous nous sommes prêts à l’accompagner « , a-t-elle conclu. Rocco NKANGA