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La grève des taxis-bus a paralysé la capitale hier
Kinshasa s'est réveillée hier lundi 16 mars dans une situation inhabituelle marquée par l'absence quasi totale de taxis-bus. À l'appel des chauffeurs, un mouvement de grève a été observé dans plusieurs artères de la capitale pour dénoncer ce qu'ils qualifient de tracasseries répétées de la part des agents de l'Hôtel de ville.
Selon plusieurs conducteurs rencontrés, cette décision vise à protester contre la multiplication de contrôles et d'amendes qu'ils jugent abusifs ces derniers jours. Les chauffeurs affirment être régulièrement confrontés à des interpellations et à des sanctions administratives qui, selon eux, compliquent davantage l'exercice de leur activité dans un contexte économique déjà difficile.
Les conséquences de cette paralysie des transports en commun se font fortement ressentir dans différents quartiers de la ville. Dès les premières heures de la matinée, de nombreux habitants ont été contraints de parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux de travail, leurs établissements scolaires ou leurs lieux d'activités quotidiennes.
DES ARRETS BONDES
À l'arrêt de bus de l'Université pédagogique nationale (UPN), au rond- point Ngaba voire du côté de la Tshangu, la situation était particulièrement tendue aux environs de 7h30 et 8h00. Une foule compacte de personnes, visiblement désemparées, attendait en vain un moyen de transport. Certaines tentaient de se rabattre sur les motos-taxis, tandis que d'autres se résignaient à marcher, faute d'alternative satisfaisante.
Cette perturbation soudaine dans le secteur des transports urbains met en lumière, une fois de plus, la dépendance de la population kinoise aux taxis-bus pour ses déplacements quotidiens.
Dans une ville d'environ plus de dix millions d'habitants où les solutions de mobilité restent limitées, toute interruption du service entraîne rapidement des répercussions majeures sur la vie économique et sociale.
La communication officielle des autorités urbaines sur les revendications des chauffeurs attendue par la population la vraie victime sur d'éventuelles solutions. En attendant, les usagers espèrent une issue rapide afin de permettre un retour à la normale dans les transports publics de la capitale.
César IPOKA