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Kinshasa : qui en veut aux Kabasubabo ?
Depuis quelque temps, Patrice Badibanga Kabasubabo, architecte de son état, semble dans la ligne de mire des services de sécurité.
Selon des proches de l’architecte, le nombre de menaces qu’il reçoit via son téléphone ne se compte plus. A Kinshasa, Patrice Badibanga Kabasubabo n’est pas seulement connu pour son talent à construire de belles maisons, mais aussi pour ses nombreux coups de gueule contre la spoliation des biens immobiliers de l’Etat et des espaces publics par des autorités congolaises et autres épaules galonnées du pays.
Il ne met pas de gants quand il s’agit de dénoncer ce qui ne va pas à ses yeux. A plusieurs reprises, l’architecte a dénoncé l’occupation d’une emprise publique par la maman du Président Félix Tshisekedi dans un célèbre quartier résidentiel de Kinshasa.
Ce n’est pas tout. Patrice Badibanga Kabasubabo a eu à dénoncer l’occupation, par des Indiens, de l’emprise publique sur le boulevard Lumumba. Ces derniers y ont installé un parc d’attraction pour enfants sous la ligne de haute tension électrique !
Il ne s’arrête pas là. Très récemment, l’architecte Badibanga Kabasubabo s’est attaqué, avec virulence, à la tentative de spoliation de l’espace vide en face du stade des Martyrs par des Indiens visiblement soutenus par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka.
L’activisme de Patrice Badibanga Kabasubabo en faveur des biens immobiliers de l’Etat et des espaces publics dérange forcément. Et finit par mettre en danger la vie de sa famille. Des proches rapportent comment son domicile et ses bureaux sont perquisitionnés par des agents des services de sécurité. Les mêmes sources rapportent que l’architecte a déjà été jeté au cachot du camp militaire Kokolo et en était sorti 48 heures après un traitement dégradant.
Ceci explique-t-il cela? En date du 7 juin 2023, la fille aînée de l’architecte, Laetitia Kabasubabo Lema, agée de 15 ans a été enlevée alors qu’elle revenait de l’école. Depuis, personne n’a de ses nouvelles, en dépit de toutes les démarches entreprises. Les proches de la famille ne cachent pas leur inquiétude, avec tous ces bruits au sujet des membres d’un réseau de trafic d’organes humains qui opèrent à Kinshasa.
Les menaces pour la vie des Kabasubabo sont telles que, Madame Nadine Lema Wumba, épouse de l’architecte, et ses enfants sont entrés en clandestinité. FDA