Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
La deuxième phase du procès impliquant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, connaît un nouveau tournant. La Cour de cassation a officiellement déclaré close l’instruction dans l’…
Kinshasa presse l’Union européenne d’agir face à la crise de l’Est
Au Parlement européen de Strasbourg, en France, la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est invitée au cœur des débats le jeudi 12 mars. Sous la conduite de l’eurodéputée belge Hilde Vautmans, les échanges ont porté sur la poursuite des combats entre la rébellion AFC/ M23, accusée par Kinshasa d’être soutenue par le Rwanda, et les forces gouvernementales.
Par visioconférence, la cheffe de la diplomatie congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a lancé une alerte : le conflit dans l’Est du pays a déjà causé plus de six millions de morts, l’une des crises humanitaires les plus meurtrières au monde depuis la Seconde guerre mondiale. Elle appelle la communauté internationale à sortir de l’inaction et à renforcer les pressions diplomatiques sur le Rwanda et ses supplétifs pour relancer les efforts de paix.
La séance s’est ouverte par une minute de silence en mémoire d’une humanitaire française de Unicef, tuée lors de frappes de drones à Goma.
Présente dans les couloirs du Parlement européen, l’ASBL Front uni pour la RDC exhorte l’Union européenne à aller au-delà des simples déclarations. Sa présidente Audrey Mundine appelle Bruxelles à adopter des mesures concrètes pour défendre l’intégrité territoriale congolaise et freiner l’escalade dans la région des Grands Lacs.
Sur le terrain, pourtant, les combats se poursuivent dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, tandis que les médiations engagées à Washington et à Doha peinent encore à produire des effets escomptés. Une impasse diplomatique qui continue d’alourdir le bilan humain de l’un des conflits les plus persistants du continent africain.
Jérémie ASOKO