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Kasaï : la DGRK fragilisée par une gouvernance contestée et des contre-performances persistantes
La gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï (DGRK) fait l’objet de critiques croissantes, tant de la part des agents de cette régie financière que des autorités provinciales et de certains partenaires.
Au cœur des préoccupations figure le leadership jugé peu performant de sa directrice générale, Mme Brigitte Isaka, dont la conduite est de plus en plus remise en question.
DYSFONCTIONNEMENT DANS LA GESTION DES OUTILS DE PERCEPTION
Nommée par arrêté du gouverneur de province en date du 31 juillet 2024, Mme Isaka incarnait, en tant que première femme à la tête de cette institution, l’espoir d’une gestion modernisée, rigoureuse et efficace. Son parcours académique, notamment sa formation à l’École des finances et à l’Institut supérieur de commerce de Tshikapa (ISC/Tshikapa), ainsi que ses expériences professionnelles antérieures, notamment à la FATCo Congo et à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), laissaient entrevoir une amélioration notable dans la mobilisation des recettes provinciales.
Cependant, sur le terrain, les résultats peinent à suivre. Plusieurs sources internes évoquent des dysfonctionnements dans la gestion des outils de perception, notamment l’émission et la traçabilité des valeurs fiscales, ce qui compromet l’efficacité du système de collecte. Cette situation fragilise davantage la politique budgétaire de l’exécutif provincial.
SILENCE DU GOUVERNEUR DE PROVINCE MALGRE DES ALERTES INTERNES
Sous couvert d’anonymat, un agent de la régie dénonce également une forme d’inaction au sommet de l’autorité provinciale, fustigeant le silence du gouverneur, Crispin Mukendi, malgré des alertes internes et des critiques formulées par certains membres du gouvernement provincial.
Par ailleurs, la situation sociale des agents suscite une vive inquiétude. Plusieurs mois d’arriérés de salaires sont signalés, alimentant un climat de démotivation généralisée. Dans le même temps, des allégations de détournement de fonds issus notamment des péages routiers circulent, certains observateurs estimant que les recettes collectées ne bénéficieraient pas pleinement au Trésor provincial.
Ces accusations nécessitent une clarification des autorités compétentes afin de rétablir la confiance et d’assurer la transparence dans la gestion de cette régie financière stratégique pour le développement de la province.
Les investigations se poursuivent, en attendant une prise de position officielle des responsables mis en cause sur ces allégations susceptibles d’entacher l’image de la province du Kasaï.
César IPOKA