Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le président du Parlement des jeunes du groupement Bangole, en chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, appelle les jeunes à ne pas rejoindre les groupes armés non identifiés. Pascal…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, n'a pas été démis de ses fonctions. Il est maintenu à son…
Kasaï-Central : les transporteurs à vélo dénoncent des barrières illégales et des tracasseries routières
Les transporteurs à vélo, vulgairement appelés Bayanda, tirent la sonnette d'alarme face à la multiplication des barrières jugées illégales et des tracasseries routières dans plusieurs territoires de la province du Kasaï-Central. Ils dénoncent des pratiques qui, selon eux, entravent leurs activités quotidiennes et aggravent les difficultés économiques auxquelles ils sont déjà confrontés.
Selon les informations rapportées par plusieurs acteurs locaux hier mardi 28 juillet 2026, un transporteur à vélo a été victime de coups et blessures après une altercation avec des agents de la Direction générale des recettes du Kasaï-Central (DGRKAC) à Kalume ka Nkuadi, dans le territoire de Demba.
Au-delà de ce cas, les Bayanda affirment que des situations similaires sont régulièrement observées dans les territoires de Dimbelenge, Dibaya, Kazumba et Luiza. Ils dénoncent l'installation de barrières qu'ils qualifient d'illégales, où ils seraient soumis à des paiements de taxes et à diverses formes de harcèlement lors du transport des marchandises entre les villages et les centres de commerce.
Pour ces transporteurs, ces pratiques augmentent considérablement le coût du transport et réduisent leurs revenus. Ils estiment également que ces tracasseries ralentissent l'approvisionnement des marchés en produits agricoles, alors que le vélo demeure, dans plusieurs zones rurales, le principal moyen d'évacuation des produits vers les centres urbains.
Des membres de la société civile appellent les autorités provinciales à diligenter une enquête sur les allégations de violences et de perceptions illégales. Ils demandent également le démantèlement des barrières non autorisées et le respect des textes régissant les postes de contrôle sur les axes routiers de la province.
Jusqu'à présent, aucune réaction officielle des responsables de la DGRKAC ni des autorités provinciales n'a été enregistrée au sujet de ces accusations. En attendant, les Bayanda espèrent une intervention rapide du gouvernement provincial afin de garantir leur sécurité, mettre fin aux tracasseries routières et assurer la libre circulation des personnes et des biens sur l'ensemble du Kasaï-Central.
Félix MULUMBA