Dernière minute
Société
"Mopepe emonanaka te kasi esalaka effort yako ningisa makasa !", à traduire par "Le vent ne se voit pas mais il fait l'effort de secouer les feuilles". C'est une expression métaphorique, rendue célèbre notamment dans des chansons, pour illustrer des choses invisibles mais dont les effets sont…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu en audience, hier mercredi 8 avril, une délégation du Système des Nations unies conduite par Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du…
Étranger
SEOUL, 08 avr. (Yonhap) -- Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, se rendra en Corée du Nord plus tard cette semaine, a rapporté ce mercredi l'Agence centrale de presse nord-…
Nation
Le Fonds de Promotion de l'Industrie (FPI) est déterminé à rapprocher la recherche universitaire du monde productif. À l'Université de Lubumbashi, des efforts sont déployés pour impliquer…
Kasaï-Central : Le territoire de Demba en proie à une grave pénurie d'eau potable
* La Regideso dans l'incapacité d'assurer la distribution, les populations exposées à des risques sanitaires majeurs.
Depuis le vendredi 18 juillet, la population de la commune rurale de Demba, dans la province du Kasaï-Central, fait face à une crise d'accès à l'eau potable d'une ampleur inquiétante. La Régie de distribution d'eau (Regideso), habituellement en charge de l'approvisionnement, se trouve dans l'incapacité technique de poursuivre ses opérations, plongeant des milliers d'habitants dans une situation critique.
Selon des sources internes à la Regideso, cette interruption brutale serait due à une panne majeure affectant le moteur principal de la station de pompage. Bien que les équipes techniques aient été mobilisées, aucun délai précis n'a été communiqué quant à une éventuelle réparation, laissant la population dans l'expectative.
En l'absence d'alternative organisée, les ménages sont contraints de se tourner vers des sources d'eau non traitées, notamment les puits traditionnels et les cours d'eau environnants, dont la qualité microbiologique ne répond à aucune norme sanitaire.
DES RISQUES SANITAIRES ET SÉCURITAIRES ACCRUS
Les conséquences de cette pénurie sont multiples : la consommation d'eau insalubre expose la population à des maladies hydriques telles que le choléra, la fièvre typhoïde ou les diarrhées aiguës, particulièrement dangereuses pour les enfants et les personnes vulnérables. Les centres de santé locaux, déjà sous-équipés, pourraient rapidement être submergés en cas d'épidémie. Comme souvent dans ce type de crise, la corvée d'eau repose majoritairement sur les épaules des femmes et des jeunes filles, obligées de parcourir de longues distances pour atteindre des points d'eau éloignés. Cette situation augmente les risques d'agressions et d'exploitation, notamment dans des zones isolées.
Le temps consacré à la collecte de l'eau grève le quotidien des familles, réduisant leur capacité à vaquer à des activités génératrices de revenus ou à assurer la scolarisation des enfants. Face à cette crise, la société civile et les autorités locales appellent à une mobilisation immédiate :
Selon elles, la Regideso doit fournir un calendrier clair pour la réparation de ses installations, tout en mettant en place des solutions temporaires (distribution par camions-citernes, installation de réservoirs mobiles). Les organisations nationales et internationales (Unicef, Croix-Rouge, etc.) sont sollicitées pour apporter un soutien logistique et sanitaire, incluant la fourniture de pastilles de purification et de kits d'hygiène.
Par ailleurs, cette crise illustre la vulnérabilité des infrastructures hydrauliques dans la région. Les autorités provinciales et le gouvernement central doivent prioriser des projets de réhabilitation et d'extension des réseaux, avec un accent sur les zones rurales marginalisées.
" Nous buvons la même eau que les animaux, mais nous n'avons pas le choix ", confie une mère de famille rencontrée près d'un puits à ciel ouvert. " Les enfants tombent malades, mais comment faire sans Regideso? ", s'interroge-t-elle.
Un responsable local, sous couvert d'anonymat, dénonce un manque de maintenance préventive : " Ce moteur était vétuste depuis des années. Aujourd'hui, c'est toute une population qui paie les conséquences de cette négligence. "
Félix MULUMBA Kalemba