Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Kasaï-Central : La SCED dénonce l'échec de la justice transitionnelle neuf ans après l'assassinat de Kamuina Nsapu
Neuf ans jour pour jour après l'assassinat du grand chef coutumier Kamwena Nsapu, qui a marqué l'apogée du conflit armé au Kasaï Central, le directeur général de la Société congolaise de l'État de droit (SCED), Dominique Kambala, a dressé un bilan critique de la justice transitionnelle.
Dans une déclaration faite hier jeudi à l'occasion de cette date commémorative (12 août), il a dénoncé le manque de progrès dans l'établissement de la vérité et la réparation des victimes.
Le 12 août 2016 est une date noire dans l'histoire de la province, qui fut l'épicentre d'un conflit qui a engendré de graves violations des droits de l'homme.
En réponse à cette crise, le gouvernement de la République démocratique du Congo a mis en place deux mécanismes de justice transitionnelle : la Commission provinciale Vérité, Justice et Réconciliation (créée en 2021) et le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV, créé en 2022).
Selon Dominique Kambala, neuf ans après les faits, "la vérité autour de cette nébuleuse n'a jamais été établie". Il a énuméré les "énormes défis" auxquels la Commission provinciale est confrontée, qui l'empêchent de passer à sa phase opérationnelle.
Parmi ces difficultés, il a cité : l'absence de moyens financiers pour la Commission, dont le mandat dépend exclusivement des appuis techniques et financiers des partenaires; le manque d'appropriation de ces mécanismes par les pouvoirs publics; la démotivation des commissaires, qui ne sont pas rémunérés; et la "dichotomie de fonctionnement" entre la Commission d'établissement de la vérité et le FONAREV.
Pour Maître Kambala, il est crucial d'activer le mécanisme de la vérité afin de "connaître la vérité et d'établir la lumière sur le pourquoi et le comment" de ce conflit. Il a souligné l'importance de comprendre comment le Kasaï, autrefois considéré comme une "oasis de paix", a pu sombrer dans des actes "d'une atrocité inimaginable".
En cette journée de mémoire, le directeur de la SCED a rappelé le devoir de se souvenir de cet "événement macabre et odieux". Il a insisté sur la nécessité de faire la lumière sur les événements pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Félix Mulumba Kalemba