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Kananga : les champignons "Bowa" envahissent les marchés
À Kananga, la saison des pluies marque le retour en force des champignons sauvages appelés " Bowa ", devenus un produit incontournable sur les principaux marchés de la ville. Aux marchés Tshiseleke, Kamayi comme au Grand Marché, les étals sont largement dominés par ces denrées forestières prisées pour leur valeur nutritive et leur accessibilité.
Appréciés pour leur richesse en protéines et en vitamines, les champignons Bowa s'imposent comme une véritable alternative à la viande, notamment en période de soudure où les produits carnés se font rares ou coûteux. Vendus entre 2 000 et 3 000 francs congolais le paquet, ils restent à la portée de la majorité des ménages, renforçant ainsi leur place dans l'alimentation quotidienne.
Ces produits proviennent essentiellement des villages environnants tels que Tubuluku, Tshikaji et Mikalayi, où leur cueillette constitue une activité saisonnière stratégique. Acheminés vers la ville, ils alimentent un circuit commercial dynamique qui fait vivre de nombreux acteurs, de la récolte à la vente.
Selon le phytothérapeute Albert Ilunga Kambala, ces champignons sont sans danger lorsqu'ils sont bien préparés. Il recommande toutefois une cuisson appropriée afin d'en garantir la sécurité alimentaire et de préserver leurs qualités nutritionnelles.
Au-delà de leur intérêt culinaire, les champignons Bowa représentent une source de revenus importante pour les ménages ruraux. Leur commercialisation contribue à l'animation des marchés urbains et au renforcement des échanges entre zones rurales et centres urbains.
Chaque année, cette abondance saisonnière transforme les marchés de Kananga en véritables pôles d'activités, où se conjuguent alimentation, traditions locales et opportunités économiques. Les champignons Bowa s'affirment ainsi comme une ressource naturelle stratégique, capable de soutenir à la fois la sécurité alimentaire et l'économie locale.
Félix MULUMBA Kalemba