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Kananga : après une réclamation salariale, 3 enseignants de l'école SNCC Bloc 1 renvoyés
La crise à l'école
primaire SNCC Bloc
1, dans la Cité 7 à Kananga, au Kasaï-Central, prend une nouvelle tournure. Trois enseignants supplémentaires viennent d'être renvoyés, selon les victimes, quelques jours après l'agression de leur collègue Ngudie Mukala Martin. L'enseignant vacataire dénonçait plusieurs mois d'arriérés de salaire. Son action lui a valu une agression physique, un fait qui avait déjà suscité l'émoi au sein du corps enseignant.
D'après les témoignages recueillis hier dimanche 11 octobre, les trois nouvelles sanctions sont liées à ce même dossier. L'un des enseignants a été écarté pour avoir photographié la situation et diffusé l'image, les deux autres pour complicité présumée.
Au-delà de ces renvois contestés, c'est le modèle de gestion du réseau éducatif de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) qui est pointé du doigt. Comment exiger la continuité des cours quand des vacataires affirment travailler depuis des mois sans rémunération ? Comment une simple revendication salariale peut-elle déboucher sur des sanctions ?
Pour les enseignants concernés, la réponse est claire : la SNCC n'est plus en mesure d'assumer ses obligations sociales.
" QUE LA SNCC REMETTE LES ECOES A L'ETAT "
"Si la SNCC ne peut plus payer les enseignants, qu'elle remette ses écoles à l'État", lancent-ils, appelant le ministère de l'Éducation et les autorités provinciales à reprendre la main pour garantir le paiement régulier, la protection des travailleurs et la stabilité des cours.
Le risque est désormais pédagogique. Démotivation, climat délétère, interruptions de cours : ce sont les élèves qui pourront payer le prix d'un conflit administratif non résolu.
Les victimes réclament une enquête indépendante sur l'agression et les renvois, ainsi qu'une solution durable : apurement des arriérés et clarification de leur statut professionnel, avec, à la clé, une indemnisation.
L'incident n'est pas isolé. C'est le troisième cas de violence impliquant le personnel du réseau SNCC en deux mois, après ceux signalés à Kalemie - Cité 12 - impliquant Michel Kabulo et Mwilambwe Kebezya Oscar. Une répétition qui interroge sur la gestion des conflits au sein de ces établissements conventionnés. Contactée, la direction de la SNCC n'a pas encore réagi.
Félix MULUMBA