Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
La Minière de Bakwanga (MIBA) a sollicité l’intervention du gouvernement afin de mettre fin aux actes de spoliation qui touchent son patrimoine foncier à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-…
Ituri: Kinshasa et l’OMS intensifient la riposte contre la souche Bundibugyo de la maladie à virus Ebola
Le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Organisation mondiale de la santé ont réaffirmé dimanche leur engagement commun à contenir la flambée d’Ebola qui sévit en Ituri. Réunis à Bunia, chef-lieu de la province, à l’issue d’une mission conjointe de haut niveau, les deux partenaires ont annoncé le renforcement immédiat de la riposte face à la circulation du variant Bundibugyo.
Dans une déclaration commune signée le dimanche 31 mai, Kinshasa et l’OMS assurent mobiliser tous les moyens disponibles pour freiner la propagation de l’épidémie, alors que plusieurs cas confirmés et des décès continuent d’inquiéter dans l’est du pays.
Sur le terrain, la réponse sanitaire s’accélère. Les équipes renforcent la surveillance épidémiologique, la détection précoce des cas, le suivi des contacts ainsi que la prise en charge médicale des patients. Les capacités de laboratoire ont également été consolidées afin de raccourcir les délais de diagnostic et de mieux orienter les interventions.
RIPOSTE COORDONNÉE
Les autorités congolaises mettent en avant une riposte coordonnée avec les autorités provinciales, les partenaires humanitaires et les agences internationales de santé. L’objectif étant clair : contenir rapidement l’épidémie tout en maintenant les services de santé essentiels dans les zones affectées.
La mobilisation communautaire reste au centre de cette stratégie. Gouvernement et partenaires sanitaires insistent sur la nécessité d’une adhésion totale des populations locales pour stopper la transmission. Les échanges avec les leaders communautaires, religieux, les associations de femmes et de jeunes ont été intensifiés afin de renforcer la sensibilisation et lutter contre la désinformation autour de la maladie.
AUCUN TRAITEMENT SPÉCIFIQUE
La souche Bundibugyo présente un défi particulier. À ce jour, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est disponible contre cette variante du virus Ebola. Malgré cette contrainte, les autorités sanitaires rappellent que les mesures classiques de santé publique : isolement rapide, suivi rigoureux des contacts, enterrements sécurisés et prévention dans les structures de soins demeurent efficaces pour interrompre la chaîne de transmission.
LA RDC FORTE DE L’EXPERTISE ACQUISE LORS DE 7 PRÉCÉDENTES FLAMBÉES
Kinshasa mise également sur l’expérience acquise lors des précédentes flambées d’Ebola sur le territoire national. Forte de cette expertise, la RDC entend capitaliser sur ses mécanismes de riposte déjà éprouvés, avec l’appui technique et logistique de l’OMS et de ses partenaires.
Dans leur message, les autorités appellent la population à rester vigilante : consulter rapidement en cas de symptômes, éviter tout contact à risque et suivre strictement les consignes sanitaires diffusées par les équipes médicales.
Au-delà de la réponse nationale, le Gouvernement et l’OMS lancent également un appel à la solidarité internationale afin de garantir la continuité du soutien logistique, médical et financier nécessaire aux opérations en cours.
En Ituri, où les crises sécuritaires et sanitaires se croisent régulièrement, la bataille contre Ebola s’annonce exigeante. Mais les autorités veulent afficher un cap clair : agir vite, agir ensemble et empêcher que la flambée ne prenne davantage d’ampleur.
Jérémie ASOKO