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Tshisekedi à Nairobi : la RDC veut s’imposer comme “pays-solutions” malgré la guerre dans l’Est
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a pris part, ce mardi 12 mai, au Sommet Africa Forward, ( l'Afrique en avant ou Afrique, en avant, en français) à Nairobi, au Kenya, avec l’ambition affichée de repositionner la République démocratique du Congo comme un acteur stratégique de l’avenir du continent africain, loin d’une posture victimaire liée à la guerre dans l’Est du pays.
L’annonce de ce déplacement a été faite dans la matinée par sa porte-parole, Tina Salama. À l’ouverture des travaux au Centre international de conférences Kenyatta, le protocole a officiellement salué le chef de l’État congolais parmi une trentaine de dirigeants réunis pour ce rendez-vous diplomatique et économique majeur.
Dans une déclaration relayée par la présidence congolaise, Tina Salama a insisté sur le positionnement stratégique de Kinshasa au cours de ce sommet continental.
« La RDC vient au sommet de Nairobi non pour se plaindre, mais pour construire l’Afrique de demain », a-t-elle affirmé, précisant que le pays entend défendre son ambition d’être un « pays-solutions » pour l’Afrique et pour le monde.
La présidence congolaise a également réitéré ses exigences sur le respect du multilatéralisme, la promotion d’une diplomatie responsable ainsi que la nécessité de mettre fin au silence international face aux atrocités de masse perpétrées dans l’Est de la RDC depuis trois décennies, dans un contexte marqué par l’agression rwandaise.
Le président rwandais, Paul Kagame, est également présent à Nairobi depuis l'après-midi du lundi 11 maiIl participe activement à ce sommet France-Afrique axé sur l’innovation, les investissements et les opportunités d’affaires. Toutefois, les discussions de ce mardi 12 mai accordent une place centrale aux enjeux de sécurité, de paix et de souveraineté sur le continent.
Après les allocutions du président kényan, du président français, du secrétaire général des Nations unies ainsi que du président de la Commission de l’Union africaine, les travaux se sont poursuivis à huis clos avant de se décliner en plusieurs panels thématiques.
Dans ce contexte diplomatique sensible, la présence simultanée de Félix Tshisekedi et de Paul Kagame dans la capitale kényane cristallise une attention particulière, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali continuent de dominer l’actualité sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
Jérémie ASOKO