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«Travailler en Afrique et pour l’Afrique, pour la gloire de la Russie»
La Maison russe a ouvert dans la capitale burkinabé début janvier. «C’est une grande opportunité», avance auprès de Sputnik Evguénia Tikhonova, directrice de l’établissement. Une véritable ruée s’annonce sur les cours de langue russe. Dans le domaine culturel, la Maison russe a des projets d’envergure.
«Travailler en Afrique et pour l’Afrique, pour la gloire de la Russie», c’est ainsi que Evguénia Tikhonova, directrice de la Maison russe au Burkina Faso, approchée par Sputnik, a formulé le sens de son travail. Son établissement a ouvert dans la capitale burkinabé début janvier.
«Maintenant, la Russie a relevé la tête en Afrique, je pense que c’est super, c’est une grande opportunité et l’essentiel pour nous est de ne pas rater cette opportunité», avance Evguénia Tikhonova.
«On peut influer de différentes manières. On peut extraire des ressources, comme les pays occidentaux l’ont fait. Les métropoles vivaient de ces ressources. D’autre part, si la Russie arrive et apporte son influence, cela sera positif pour les habitants de cette région», indique-t-elle.
Dans ce contexte, la Maison russe peut être considérée comme un «certain élément de soft power».
Apprendre le russe et étudier en Russie
Une véritable ruée s’annonce sur les cours de langue russe. Actuellement, 120 personnes sont inscrites, et 1.200 patientent en liste d’attente. «Il me semble que si les jeunes Africains peuvent ensuite aller étudier en Russie et en revenir non seulement en maîtrisant la langue russe, mais aussi avec une profession, c’est très prometteur», développe Evguénia Tikhonova. De plus, la présence commerciale russe deviendra plus importante à terme, anticipe-t-elle: «Tôt ou tard, les campagnes russes arriveront ici».
Dans le domaine culturel, la Maison russe a des projets d’envergure: faire venir des troupes de ballet, organiser des tournées d’orchestres symphoniques, d’ensembles de danse, des semaines du cinéma.