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Retombées des sanctions de la ceni infligées aux présumes fraudeurs : La classe politique congolaise discréditée au regard des fraudes massives aux élections
Les récentes sanctions, infligées par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) aux candidats présumés fraudeurs, continuent à défrayer la chronique. Elles jettent un discrédit sur l’ensemble de la classe politique congolaise, éclaboussée par ce comportement indigne de la part de ces personnes qui ont l’ambition de gouverner la res publica.
Interpellée par le désordre enregistré lors du vote organisé depuis le 20 décembre 2023, la Centrale électorale a annulé le scrutin dans la circonscription de Yakoma, au Nord-Ubangi, et dans celle de Masi-Manimba, dans la province du Kwilu. Elle a, par ailleurs, invalidé le vote de 82 candidats aux législatives, accusés de fraude, corruption, intimidation des agents de la Ceni …
Pour nombre d’observateurs, le comble est le fait que la Centrale électorale a dû sanctionner des personnages actuellement en poste et certains qui ont dirigé les hautes institutions du pays.
INDIGNATION
« Après avoir accumulé beaucoup d’argent, ces présumés fraudeurs avaient la possibilité de battre une campagne électorale à l’américaine, pour convaincre leurs électeurs et gagner proprement. Curieusement, ils ont préféré recourir à des pratiques indigestes et amorales pour figurer sur la liste des élus« , tempête un électeur indigné.
Quel serait l’avenir de notre pays si des gens aux mœurs aussi douteuses se retrouvaient majoritaires dans les instances décisionnelles de l’Etat ? Il n’ est donc pas étonnant que la RDC soit là où elle se trouve aujourd’hui.
INTERPELLATION
Il est vrai que la population, dans sa grande majorité, applaudit de deux mains les invalidations décidées par la Centrale électorale, car, de tous temps, les gens ont toujours réclamé la moralisation de la vie politique en RDC.
Cependant, il y a des points sur lesquels M. Kadima et son équipe doivent des éclaircissements à l’opinion tant nationale qu’internationale assoiffée de la vérité sur ce qui s’est réellement produit le 20 décembre 2023.
Les responsables de la CENI doivent nous dire comment les matériels électoraux se sont retrouvés entre les mains des candidats ministres députés, alors que la garde desdits matériels est de la responsabilité exclusive de cette commission d’appui à la démocratie.
Pourquoi la sage proposition de la CENCO et de l’ECC de reporter, ne fût-ce que d’une semaine, l’organisation des élections pour achever le déploiement général des kits électoraux a été rejetée de manière catégorique ?
Pourquoi n’avoir pas affiché les listes des électeurs quelques jours avant le vote? Pour n’avoir pas respecté cette disposition de la loi électorale, la CENI a préjudicié pas mal d’électeurs qui n’ont pas voté pour n’avoir pas retrouvé leurs noms sur les listes des votants le jour même des élections, se trouvant ainsi dans l’impossibilité de faire des réclamations. C’est ce qui explique, sans doute, le faible taux de participation de l’électorat.
RESPONSABILITE
En outre, l’équipe de M. Denis Kadima devra nous expliquer pour quelle raison les agents électoraux n’ont pas été correctement pris en charge, les exposant ainsi à la manipulation des candidats véreux. Les fonds alloués par le trésor public n’ont-ils pas prévu cette rubrique ?
« Face à toutes ces interrogations, la CENI semble avoir une responsabilité dans la cacophonie enregistrée le 20 décembre 2023« , estiment nombre d’analystes. Muke MUKE