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Près de 600 cas suspects d’Ebola, l’OMS alerte sur un risque élevé de propagation
La République démocratique du Congo fait face à une situation sanitaire préoccupante avec près de 600 cas suspects et 139 décès liés à la maladie à virus Ebola déjà recensés. Ce bilan alarmant a été communiqué par Tedros Adhanom qui prévient que le nombre de victimes pourrait encore augmenter dans les prochains jours.
Réuni ce mercredi 20 mai 2026, le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé a évalué le risque de propagation comme «élevé» aux niveaux national et régional. Toutefois, l’organisation précise que le risque reste «faible» à l’échelle mondiale, estimant que la situation ne remplit pas encore les critères d’une urgence pandémique internationale.
Malgré cela, l’évolution de l’épidémie suscite de fortes inquiétudes, notamment dans l’est du pays, principal foyer de contamination. Les experts redoutent une aggravation rapide de la situation si des mesures de riposte efficaces ne sont pas renforcées dans les zones touchées.
La riposte sanitaire demeure fortement perturbée dans ces régions en raison de l’insécurité persistante. Les affrontements impliquant notamment le mouvement AFC/M23 compliquent considérablement l’accès des équipes médicales aux populations affectées.
Cette situation sécuritaire entrave les interventions d’urgence, limitant la prise en charge des malades et la mise en œuvre des stratégies de prévention. Plusieurs zones restent difficilement accessibles, exposant davantage les communautés locales à la propagation du virus.
Par ailleurs, le gouvernement congolais dénonce certaines restrictions imposées par des partenaires internationaux. Le ministre de la Santé critique notamment des mesures prises par le Rwanda et les États-Unis, qu’il juge contraires au règlement sanitaire international.
Face à cette crise sanitaire, les autorités et les organisations internationales sont appelées à renforcer la coordination et à lever les obstacles afin de contenir la propagation de l’épidémie. La vigilance reste de mise pour éviter une aggravation de la situation dans les jours à venir.
Pascal NDUYIRI