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Pr Kisaka-Kia-Ngoy, un antidote aux vices qui minent le corps professoral et la magistrature
Pas l’once d’offense à la magistrature. Mais un constat qui ne nécessite pas un parchemin en droit pour l’établir. A savoir que la justice est encore loin d’être délivrée de ses vieux démons. Pas besoin de remonter jusqu’au déluge pour illustrer ce constat. L’actualité la plus brûlante charrie quantité de chroniques qui ne convainquent pas l’opinion congolaise de la nécessaire distance critique de la magistrature par rapport au détenteur de l’imperium politique.
Si bien que comme dans beaucoup de domaines, il se pose un problème de déficit de modèles au sein de l’appareil judiciaire.
Au moment où la Nation en manque de repères et dépité par des repaires » ressuscité » symboliquement Lumumba comme référence, la magistrature ferait œuvre utile en s’inspirant d’un autre compatriote décédé il y a exactement 5 ans. Il s’agit du Professeur émérite et haut magistrat Kisaka-Kia-Ngoy . Dans les amphi de la Faculté de Droit comme dans les prétoires, l’homme a démontré que la pauvreté ambiante ne pouvait être une excuse à tout. Surtout à l’immoralité publique. Fils de son père, dont il perpétue la mémoire, Me Clément Kitengye-Kisaka se souvient du parcours professionnel de son géniteur. Un pedigree qui a tout d’un antidote à tous les vices devenus seconde nature dans l’enseignement universitaire comme dans la magistrature. Evocation. FDA