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Kasaï : les agents de santé envisagent une grève pour réclamer leurs salaires
La tension monte dans le secteur de la santé au Kasaï. Plusieurs professionnels de santé affirment être confrontés à d’importants retards dans le paiement de leurs rémunérations et de leurs primes. Réunis au sein de leur intersyndicale lundi 24 août 2026, ils dénoncent une situation financière devenue préoccupante et annoncent la possibilité d’une grève sèche si leurs revendications ne trouvent pas rapidement une réponse auprès des autorités compétentes.
D’après les revendications présentées par l’intersyndicale, les agents concernés attendent le paiement de plusieurs mois de salaire ainsi que de la prime de risque. Les périodes citées concernent notamment les mois de mars, avril, mai, juin et juillet 2026.
À ces sommes s’ajoutent des montants liés à la paie complémentaire. Les professionnels demandent la régularisation des paiements couvrant juin à décembre 2025, ainsi que ceux correspondant à janvier, février et mars 2026.
Cette accumulation d’arriérés suscite une vive inquiétude parmi les agents, qui estiment que leurs conditions de travail et de vie deviennent de plus en plus difficiles.
LE SPECTRE D’UN ARRÊT DES ACTIVITÉS
Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de solution concrète, les représentants des professionnels de santé envisagent désormais une cessation générale du travail. Une telle décision pourrait entraîner une réduction importante, voire un arrêt, des prestations médicales dans plusieurs établissements sanitaires de la province.
Les syndicats alertent particulièrement sur les conséquences qu’une grève prolongée pourrait avoir sur les patients, alors que les structures de santé dépendent de la présence quotidienne du personnel médical et paramédical. Pour traduire la gravité de leur avertissement, les professionnels évoquent le risque d’un « hôpital sans corps médical » en cas de paralysie du secteur.
LES AUTORITÉS APPELÉES À CLARIFIER LA SITUATION
L’intersyndicale souhaite également obtenir des explications concernant les fonds destinés au paiement des agents. Elle réclame davantage de transparence sur le circuit de décaissement et de paiement des salaires et différentes primes.
Les représentants des professionnels demandent surtout que les arriérés soient apurés dans les meilleurs délais afin d’éviter une crise susceptible de perturber durablement le fonctionnement des services de santé.
Pour l’heure, aucune date précise concernant le règlement de ces sommes n’a été annoncée dans les informations disponibles.
Les professionnels de santé restent ainsi dans l’attente d’une réaction des autorités provinciales et nationales. L’évolution de la situation dépendra notamment des réponses apportées à leurs revendications dans les prochains jours.
Félix MULUMBA