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Perquisition de la ferme de Moïse Katumbi : Justicia ASBL et l'IDRH dénoncent une intimidation des opposants politiques
Des militaires des forces armées de la République démocratique du Congo ont fait irruption ce samedi 26 avril, à la ferme Futuka, appartenant à l'opposant politique Moïse Katumbi, située à 30 km de la ville de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga.
Les organisations de défense des droits humains Justicia ASBL et l'Institut de recherche en droits humains (IRDH) ont déploré la présence " des troupes de la 22? région militaire " autour de cette ferme de Katumbi, voulant accéder sans documents officiels qui justifient cette opération, tel qu'avait alerté depuis plusieurs jours le responsable de l'espace.
Justicia ASBL et l'IDRH dénoncent la violation du droit de la propriété privée et " l'intimidation des opposants politiques " orchestrée par le régime en place. Dans ce même document, les signataires de cette déclaration conjointe ont également évoqué le cas des poursuites judiciaires ouvertes contre Joseph Kabila et la reprise du procès Bukanga Lonzo contre l'ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo.
Ces organisations exigent du gouvernement central de " mettre fin aux intimidations ciblées contre Katumbi, Kabila et Matata et contre leurs partis politiques, libérer la ferme Futuka, cesser d'instrumentaliser la justice et restituer les biens de Moïse Katumbi détenus par l'ANR ".
Cette tentative de perquisition a été décriée par le porte-parole du parti politique Ensemble pour la République, Olivier Kamitatu, qui dénonce la manœuvre de musellement d'un opposant politique " dont la voix dérange ".
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi