Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Nord-Kivu : Plus de 500 enfants engagés dans les groupes armés à Lubero
Une révélation secoue le territoire de Lubero, où plus de 500 enfants sont actuellement enrôlés au sein de divers groupes armés.
Cette situation critique a été révélée par Jean-Pierre Kakule Kavaketi, coordonnateur de Solidarité pour la promotion d'actions au développement (Soproad), une organisation active dans la protection de l'enfance.
Selon les chiffres avancés par Soproad, environ 584 enfants sont associés aux groupes armés qui sévissent dans la région de Lubero.
Plus troublant encore, 111 autres enfants se seraient regroupés dans certains villages pour former leurs propres milices, un phénomène qui aggrave la complexité de la situation.
Obstacles à la démobilisation
Jean-Pierre Kakule Kavaketi a identifié plusieurs facteurs majeurs qui constituent des obstacles aux efforts de démobilisation de ces enfants.
Parmi eux, il pointe du doigt le faible engagement des chefs de ces groupes armés, qui ne facilitent pas la sortie des enfants de leurs rangs.
De plus, il déplore le manque d'actions concrètes de la part des agences de protection de l'enfant et des membres du sous-groupe de protection de la société civile locale, qui peinent à mettre en place des programmes efficaces pour les récupérer et les réintégrer.
Face à cette crise humanitaire, le coordonnateur de Soproad lance un appel urgent à la mobilisation. Il plaide pour un renforcement des efforts de sensibilisation, ciblant à la fois les responsables des groupes armés et les enfants eux-mêmes.
Il est important, selon lui, de leur faire prendre conscience des dangers et des conséquences de leur implication dans les conflits.
Enfin, Jean-Pierre Kakule Kavaketi a, lors d'un entretien avec RTR, insisté sur l'importance de sensibiliser les communautés locales. Il estime que c'est en brisant le cycle du recrutement par une implication forte de la population que l'on pourra réellement protéger ces enfants et leur offrir un avenir loin de la violence.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu