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Nord-Kivu : les conséquences psychologiques de la guerre se font sentir sur les enfants
La guerre présente plusieurs effets néfastes sur la psychologie de l'enfant. A l'occasion de la journée internationale de l'enfant africain, un expert en psychologie interrogé à Beni, a expliqué les impacts néfastes des conflits armés sur le développement des enfants. Il a présenté différents problèmes que la guerre cause aux enfants, tout en proposant des conseils aux parents afin de les aider à traverser ces moments difficiles.
Le psychologue Christian Kavalami a montré les effets alarmants de la guerre sur la psychologie des enfants. Dans les zones de conflit notamment au Nord-Kivu, les enfants sont souvent exposés à des situations traumatisantes qui peuvent laisser des traumatismes profonds, précise-t-il.
Ce spécialiste a souligné plusieurs impacts néfastes que la guerre peut engendrer sur leur développement mental et émotionnel de l'enfant. La guerre peut provoquer un sentiment de peur intense chez les enfants. "Cette peur constante peut mener à l'anxiété, ce qui va empêcher les enfants de se sentir en sécurité même dans des environnements calmes" a-t-il fait remarquer.
CERTAINS ENFANTS SOUFFRENT DES TROUBLES EMOTIONNELS
"Les enfants peuvent développer des comportements agressifs en raison de l'exposition à la violence. Ils peuvent imiter ce qu'ils voient, pensant que c'est un comportement acceptable" poursuit-il.
Kavalami a également noté que certains enfants souffrent de troubles émotionnels, comme la dépression et le sentiment de désespoir. Ces émotions négatives peuvent persister longtemps après la fin du conflit.
Par conséquent, il a insisté sur la nécessité d'un soutien psychologique pour aider les enfants à surmonter ces traumatismes.
Christian Kavalami appelle à une prise de conscience collective pour protéger ces enfants vulnérables et leur offrir l'espoir d'un avenir meilleur.
Il a également proposé des recommandations aux parents qui élèvent des enfants en temps de guerre. "Les parents doivent être proches de leurs enfants s'ils sont encore en vie pour leur permettre de grandir sans troubles psychiques. Ceux qui reçoivent les enfants des parents décédés doivent fournir un effort de se substituer en parents pour ces enfants afin de leur accorder une chance de grandir aussi comme les autres", a-t-il plaidé".
Il convient de rappeler que la Journée internationale de l'enfant africain est célébrée le 16 juin de chaque année. Cette Journée est l'occasion de rappeler l'importance de soutenir tous les enfants africains et de défendre leurs droits, de sensibiliser la société à la nécessité d'améliorer les conditions de vie des enfants africains.
Pascal NDUYIRI/Beni