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Moïse Moni Della : «Attention à une loi raciste contre Moïse Katumbi»
Il faut une mobilisation générale et généralisée, pour bloquer l’amendement proposé par un député national dans la loi électorale actuellement sous examen à l’Assemblée nationale. Cet amendement est inspiré des idées racistes et d’exclusion sur la «congolité» de Monsieur Tshiani, dans l’unique but d’écarter Moïse Katumbi de la course à la magistrature suprême.
Il faut dénoncer le sorcier avant qu’il n’opère. Sinon, ce sera trop tard.
Démocratiquement, pacifiquement, vigoureusement, le peuple doit s’exprimer. Lorsqu’un peuple se met debout, il est plus fort qu’une bombe atomique.
Le préambule de notre Constitution nous prévient sans détour que l’une des causes fondamentales des crises politiques récurrentes connues par le pays est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs. Si et seulement si Moïse Katumbi est exclu de la compétition électorale, des millions de ses partisans accepteraient-ils les institutions et leurs animateurs issus des élections d’exclusions ? Gare à la violation de l’article 13 de la Constitution qui stipule : «Aucun congolais ne peut en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi ou d’un acte de l’exécutif, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique «.
Et si, par malheur, certains mauvais esprits se hasardaient à faire passer cette disposition scélérate dans la nouvelle loi électorale, le peuple Congolais ne peut que se réserver le droit d’user de l’article 64 de la Constitution qui lui donne le devoir «de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution». Écrire c’est agir, mais une bonne action populaire vaut mieux qu’un grand discours, disait Baudelaire.
*Moïse Moni DELLA* *Porte-parole du peuple*