Aller au contenu principal
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport

Dernière minute

Sport : Élections de Veron Mosengo: Patrice Mangenda contre-attaque au Tas, 10 jours de sursis pour la Fecofa
Nation : Dialogue national inclusif: Delly Sesanga exige la présence de Joseph Kabila et l'AFC/M23
Etranger : Le Ghana considère le plan d’autonomie comme la seule base réaliste et durable pour le règlement de la question du Sahara
Forum eco : ARSP: le DG Beleshayi Kasanda a présenté aux entrepreneurs du Lulalaba l'entrée en vigueur de la nouvelle attestation de sous-traitance dématérialisée
Sport : AFFAIRE BINGI BELO, Fecofa: Vidiye Tshimanga annonce la saisine de la Commission d’évocation
Soumis par David le mer 23/03/2022 - 06:29
Arsp
Forum eco

ARSP: le DG Beleshayi Kasanda a présenté aux entrepreneurs du Lulalaba l'entrée en vigueur de la nouvelle attestation de sous-traitance dématérialisée

22 juillet, 2026
Matembele
Société

"Matembele ya Nzambe eleki ngombe ya satana"

22 juillet, 2026
Photo de famille avec quelques participants à l'atelier sur la résolution 1325 et 2250. Photo droits tiers
Société

Résolution 1325 : les médias appelés à renforcer leur rôle dans l'agenda Femmes, paix et sécurité en RDC

22 juillet, 2026
voix
Société

Kinshasa : «Voix de la Presse» annonce sa sortie officielle autour de l’avenir du journalisme

22 juillet, 2026
A la une
Le Cafco

Le Cafco lance la deuxième édition du concours «Médias Femmes, paix et sécurité»

Une vue des membres de la C64.

Report de la marche du 22 juillet : la C64 répond aux critiques de «Sauvons le Congo»

Société

Matembele

"Matembele ya Nzambe eleki ngombe ya satana"

22 juillet, 2026

L'expression en lingala " Matembele ya Nzambe eleki ngombe ya satana" se traduit littéralement par : "Les feuilles de patates douces de Dieu valent mieux que la vache de Satan". Le messager du jour a préféré puiser dans l'alimentation en opposant Dieu à Satan.

 

Au-delà de la…

Photo de famille avec quelques participants à l'atelier sur la résolution 1325 et 2250. Photo droits tiers

Résolution 1325 : les médias appelés à renforcer leur rôle dans l'agenda Femmes, paix et sécurité en RDC

22 juillet, 2026
voix

Kinshasa : «Voix de la Presse» annonce sa sortie officielle autour de l’avenir du journalisme

22 juillet, 2026
Le Cafco

Le Cafco lance la deuxième édition du concours «Médias Femmes, paix et sécurité»

22 juillet, 2026
Fkfjf

Kalamu : un motard meurt après une altercation avec des agents des transports, un sous-commissariat incendié

21 juillet, 2026

Culture

DFG

L'Expo Lumumba International ouvre ses portes au public au CCAPAC de Kinshasa

21 juillet, 2026
kjh

La légende Koffi Olomide célèbre ses 70 ans au stade Roi Baudouin de Bruxelles

14 juillet, 2026
kjhg

Rumba : un diplôme d’honneur décerné à titre posthume à Pascal Phoba comme meilleur parolier

14 juillet, 2026
Denise Nyakeru

Denise Nyakeru reçoit Innoss'B avant son concert à Paris

10 juillet, 2026
L'humouriste Benjamin Kajingu.

Pari réussi à Paris pour l'humoriste congolais Benjamin Kajingu

10 juillet, 2026
Le prof Fweley Diangitukwa.

"Méthodologie du mémoire et de la thèse. L'art de rédiger un bon travail de recherche " du Pr Fweley Diangitukwa

10 juillet, 2026
Denise Nyakeru

Denise Nyakeru reçoit Innoss'B avant son concert à Paris

10 juillet, 2026
L'humouriste Benjamin Kajingu.

Pari réussi à Paris pour l'humoriste congolais Benjamin Kajingu

10 juillet, 2026
Le prof Fweley Diangitukwa.

"Méthodologie du mémoire et de la thèse. L'art de rédiger un bon travail de recherche " du Pr Fweley Diangitukwa

10 juillet, 2026

Forum éco

Arsp

ARSP: le DG Beleshayi Kasanda a présenté aux entrepreneurs du Lulalaba l'entrée en vigueur de la nouvelle attestation de sous-traitance dématérialisée

22 juillet, 2026
Le riz produit à Bumba

Lutte contre l’importation des vivres, Le riz produit à Bumba bientôt sur le marché de Kinshasa

22 juillet, 2026
Les marchands du marché M’zee s’opposent au projet de reconstruction initié par les autorités. Photo droits tiers

Lubumbashi: grogne au marché M'zee après l'annonce de sa modernisation

22 juillet, 2026
rt

HAUT-KATANGA, Kambove Mining honore 32 agents pour leur rendement performant au premier semestre 2026

21 juillet, 2026
WATUM

Louis Watum intensifie les réformes pour une gouvernance minière juste, inclusive et profitable aux Congolais

21 juillet, 2026
Sur cette image, les représentants du FPI et d'ANSER brandissent l'accord de partenariat pour la matérialisation de la centrale hydroélectrique de la chute Mbombo. Photo droits tiers

Kasaï-Central : le FPI et l'ANSER s'engagent à financer la construction de la centrale hydroélectrique de la chute de Mbombo

20 juillet, 2026
éditorial
Les proches de Fatshi tombent un à un : à qui sera le prochain tour ? 19 juin, 2025 Un malaise subtil mais perceptible s'installe dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa. Récemment, les personnalités de confiance qui ont entouré le président Félix Tshisekedi semblent disparaître de la scène les unes après les autres. La question que personne n'ose vraiment éviter se pose aujourd'hu…

Caricature

2222

Sakozy

26 septembre, 2025
Kamerhe out

Démission de Kamerhe

24 septembre, 2025
kotambola

Génocost Onu

22 septembre, 2025
Kamerhe et Sama

Kamerhe et Sama

15 septembre, 2025
Kamerhe crise

Crise à l'Assemblée nationale

12 septembre, 2025
défaite des Léopards

La défaite des Léopards

10 septembre, 2025

Sport

Fjfjf

Élections de Veron Mosengo: Patrice Mangenda contre-attaque au Tas, 10 jours de sursis pour la Fecofa

Vidiye Tshimanga

AFFAIRE BINGI BELO, Fecofa: Vidiye Tshimanga annonce la saisine de la Commission d’évocation

DSFGH

Kasaï-Central : la réhabilitation du stade des Jeunes de Katoka officiellement lancée

Enjeux de l’heure

Me Célestin Tunda

Me Célestin Tunda souffle ses 72 bougies

22 juillet, 2026

*"Cinq ans suffisent pour faire du Congo un pays de rêve", estime le VPM honoraire en charge de la Justice. 

Vice-Premier ministre honoraire en charge de la Justice, Me Célestin Tunda…

Me Célestin Tunda

Me Célestin Tunda souffle ses 72 bougies

22 juillet, 2026
Le Président de la Cour Constitutionnelle Dieudonné Kamuleta.

25 affaires examinées : la Cour constitutionnelle se penche sur l'accord RDC-États-Unis et la loi sur le référendum

20 juillet, 2026
La MAE congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue américain, Marco Rubio. Photo droits tiers

Retrait des forces rwandaises : Kinshasa attend les actes après l’échéance américaine

20 juillet, 2026

Étranger

poiuhyg

Le Ghana considère le plan d’autonomie comme la seule base réaliste et durable pour le règlement de la question du Sahara

22 juillet, 2026

Le Ghana considère le plan d’autonomie comme la seule base réaliste et durable pour un règlement mutuellement acceptable de la question du Sahara.

Cette position a été exprimée dans le…

poiuhyg

Le Ghana considère le plan d’autonomie comme la seule base réaliste et durable pour le règlement de la question du Sahara

22 juillet, 2026
SDFV

Pour la Roumanie une "autonomie véritable sous souveraineté marocaine peut constituer une solution viable" à la question du Sahara marocain

21 juillet, 2026
DFBS

La coopération Chine-Afrique accélère sa transformation économique à travers des succès concrets

21 juillet, 2026

Nation

Cnfnf

Dialogue national inclusif: Delly Sesanga exige la présence de Joseph Kabila et l'AFC/M23

22 juillet, 2026

Delly Sesanga a posé ses conditions en prévision du dialogue national plaidant pour une inclusivité à savoir la présence de l'ancien président de la République, Joseph Kabila et la coalition de l'…

Cnfnf

Dialogue national inclusif: Delly Sesanga exige la présence de Joseph Kabila et l'AFC/M23

22 juillet, 2026
erh

Faute de réponses du gouvernement, Le banc syndical menace de bloquer la rentrée 2026-2027 à l'ESU

22 juillet, 2026
La coordination de la riposte face à la presse.

Ebola : La coordination de la riposte présente des résultats encourageants malgré la progression de l’épidémie

22 juillet, 2026
Sakombi.jpg
A la Une
Mercredi 23 mars 2022 - 06:29

Michaël Sakombi: »Il est plus qu’urgent que les diplomates reprennent la main »

« Personne n’a intérêt à avoir une « pyongisation » de la Russie ni une « syrianisation » de l’Ukraine », prévient cet ambassadeur blanchi sous les harnais de la diplomatie active dans une interview-analyse accordée à Forum des As.

Impossible de comprendre les ressorts du conflit russo-ukrainien sans une grille de lecture assise sur la géopolitique post-bipolarisation née de l’effondrement de l’ex-URSS. C’est à cet exercice rigoureux que s’adonne l’ambassadeur Michaël Sakombi dans l’interview qu’il a accordée à Forum des As. Analyse.

Quelle est votre analyse du vote serré des pays africains dans la résolution sur la crise ukrainienne ?

Plusieurs entrées ou grilles de lecture permettent un décryptage de cette photographie diplomatique intéressante. Limitons-nous à quatre variables importantes de ce vote historique qui a vu une faible majorité de pays africains votant pour cette résolution certes non-contraignante de l’Assemblée générale des Nations Unies (28/54 soit 51 %) contre 26 s’abstenant par vote ou par la politique de la chaise vide. 

Primo, le plus important est celui de l’attachement profond des pays africains aux principes d’intégrité territoriale, de souveraineté repris dans la Charte des Nations Unies et d’intangibilité des frontières dont celles héritées de la colonisation, principe sacro-saint continental depuis la création de l’Organisation de l’Union Africaine en 1963. En effet, l’action militaire russe en Ukraine ravive dans le psyché africain, les stigmates de la loi du plus fort au bout du canon durement subie dans les quatre siècles précédents.  Dans une logique prospective imaginaire macabre d’un ordre international qui s’écarterait du modèle post-westphalien actuel vers une dérégulation ou un désordre global  où l’emploi unilatéral de la force ne serait plus proscrit, les Africains dépourvus de capacités militaires dissuasives face aux ‘grandes puissances’ ne pourraient malheureusement que brandir impuissamment le livret bleu azur de la Charte de l’ONU et ses 111 articles. Le respect des principes précités est une question existentielle pour les pays africains comme l’a si bien rappelé Martin Kimani, ambassadeur kenyan le 22 février dernier lors de la réunion du Conseil de Sécurité sur la question : ‘nos frontières actuelles n’ont pas été tracées par nous, elles sont nées de l’effondrement des empires coloniaux et ont été décidées par des capitales lointaines, Paris, Londres, Lisbonne, (…) plutôt que de regarder en arrière et de sombrer dans une forme dangereuse de nostalgie, nous avons tous choisi de regarder devant, vers l’avenir, et de respecter la seule charte pouvant nous unir, celle des Nations unies ».

Secundo, les intérêts objectifs des Etats africains, pour la plupart friands preneurs d’une diversification des options de partenariats globaux pour se dévisser de l’emprise du sempiternel face à face de coopération occidental, avec une Russie qui suivant la Chute de l’ URSS s’est massivement réinvestie sur le continent après la question criméenne en 2014 et ces sanctions en développant une stratégie hard power et soft power en cinq axes: ventes d’armes avec une part de marché africaine de 30% et prestations de sécurité comme on le voit en Centrafrique ou au Mali, vente préférentielle de blé dont les pays d’Afrique du Nord sont très dépendants, mines notamment à Madagascar  et soutien diplomatique à l’ONU comme sur les cas libyen ou soudanais  ou accompagnement médiatique via les réseaux Spoutnik et Russia Today. Le summum de cette offensive ayant été le Sommet Afrique-Russie de Sochi en 2019 où pour la photo de famille, Vladimir Poutine posait fièrement devant plus du trois-quarts des chefs d’Etat et de Gouvernement africain.

Tertio, des raisons plus subjectives entrent en jeu dont les amitiés ou dettes historiques forgées lors des luttes coloniales dont le soutien soviétique fût souvent important pour des pays comme l’Algérie l’Angola, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Mozambique, la Namibie, le Zimbabwe… La pression d’une opinion publique dont la majorité écrasante est jeune et inscrite dans des mouvements citoyens ou de pression sociale  de plus en plus contestataire d’un ordre international inégalitaire où l’Afrique est marginalisée,  accusé  d’être le commissionnaire des intérêts occidentaux au lieu d’être le vecteur des valeurs d’équité  et des principes universels édictés dans les institutions interétatiques..

Les paramètres d’analyse de la surprenante abstention du Sénégal pourtant pays prisé par l’Occident ne seraient pas loin de cette réalité sociale bouillante ainsi que pour des pays comme la Guinée ou encore le Burkina-Faso. L’épisode des sanctions inédites de la CEDEAO contre le Mali suivi des sanctions européennes ainsi que les dérapages verbaux condescendants récurrents de certains dirigeants européens contre les dirigeants de ce pays ont accentué sans aucun doute cette tendance. En face, les nouveaux partenaires comme la Russie, la Chine ou la Turquie n’ayant aucun  passif colonial africain jouent malignement sur la corde sensible de la souveraineté des Etats avec des partenariats qu’ils présentent gagnant-gagnant sans conditionnalités ni imposition… Ne faudrait-il pas aussi rappeler que le vote s’est tenu à un moment où les évacuations humanitaires étaient entachées de fortes discriminations raciales inacceptables sur les africains fuyant l’Ukraine ?

Quarto, last but no least, le manichéisme ambiant imposé de la guerre des narratifs entre pro-russes ou pro-ukrainiens ou pro-occidentaux n’est pas nouveau pour l’Afrique qui l’a déjà longuement expérimenté pendant la guerre froide en rejoignant le mouvement des non-alignés créé à Bandoeng en 1955 et dont l’Ouganda assure la présidence actuelle. Cette position de neutralité ou non-alignement est donc une tendance lourde à intégrer dans l’habitus diplomatique africain actuel.

La RDC fait partie des pays africains ayant soutenu cette résolution. Comment comprendre ce vote et qu’auriez-vous suggéré ?

Les Etats votent généralement en fonctions de leurs intérêts ou plutôt de leur intérêt national qui peut être compris comme la triptyque des intérêts de ses ressortissants à savoir ici le peuple congolais, de ses valeurs et de ses alliances dans un monde en pleine recomposition stratégique. Cela dépend de la perception de la définition de celui-ci par les dirigeants à un moment donné. Dans le cas précis, le vote de Kinshasa ne peut être compris que dans le cadre du paradigme de la stratégie d’extraversion chère au politologue français Jean-François Bayart à savoir le recours à des ressources externes afin de peser dans les rapports de force internes. En effet, ce choix non surprenant pour tout analyste de la politique nationale correspond à un alignement strict assumé de l’administration actuelle sur les positions occidentales, principalement celle de Washington, à des fins de double rééquilibrage interne, à court terme, sur la configuration politique post-électorale de 2019 et externe, notamment dans la lutte globale contre l’influence chinoise dans un pays qui regorge des matières stratégiques cruciales pour la transition énergétique comme le cobalt ou le lithium. Cependant, il eût sans doute été plus prudent de s’abstenir en qualité de membre de la troïka de l’Union Africaine – le groupe des trois pays africains dont celui qui exerce la présidence, celui qui en sort et celui qui la prendra- à l’ instar du Sénégal, président en exercice, tout en se rangeant derrière la position pertinente de l’Union Africaine du 24 février 2022 appelant au  »respect impératif du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l’Ukraine ». Cela eût été plus conforme à notre intérêt national qui prend en compte le long terme stratégique et aux fondamentaux de notre politique étrangère dont le neutralisme positif et la non-exclusivité sont des points cardinaux. 

En outre, sied-il de rappeler que Moscou fût la première puissance à reconnaître nos résultats électoraux en 2019 alors que d’autres criaient pompeusement à un  »arrangement à l’africaine » ou contestaient ouvertement les résultats? Que dire des nombreux votes russes au Conseil de Sécurité  en soutien à la préservation de l’intégrité territoriale de notre pays et des livraisons d’armes à notre armée alors sous embargo quand certains prêchaient  »to save Congo, let it fall apart » ou soutenaient ouvertement nos agresseurs  ou privilégiaient une ambiguïté stratégique dommageable?  La cartographie du voisinage immédiat de notre pays (7 pays voisins sur 9 se sont abstenus) sur la question du vote ne mérite-t-elle pas une analyse plus approfondie ?

La RDC de par sa précieuse position géostratégique doit s’appliquer à être une puissance d’équilibre refusant toute imposition de choix binaire, ouverte au dialogue constructif avec tous et le facilitant tout en renforçant sa souveraineté stratégique et son intégration africaine en promouvant les fondamentaux sur lesquels se fonde la communauté internationale à savoir la prévalence du droit et le règlement pacifique des différends.

On est dans la quatrième semaine de ce conflit entre la Russie et l’Ukraine. Comment analysez-vous les causes et les solutions de cette guerre aux portes de l’Europe ?

J’adhère pleinement au message du Pape François sur le conflit affirmant que ‘la guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal ». Quoiqu’en disent les mainstream médias, les anathèmes moralisants sur la personnalité atypique du président russe pour expliquer la situation ou les différents poncifs accusateurs,  il est difficile de ne pas constater un échec global du système international. Il n’appartenait pas à Vladimir Poutine et à la Russie de se faire justice eux-mêmes au mépris des règles internationales communes. Invoquer le droit de défense légitime et la responsabilité de protéger les populations du Donbass dont 14.000 auraient péri depuis 2014 sous les bombes du gouvernement de Kiev ainsi que les précédents malheureux des passe-droit juridiques internationaux américains en Irak avec le concept alambiqué de guerre préventive avec la fiole mensongère de Colin Powell et en Libye avec l’assassinat du Président Mouammar Kadhafi dont les conséquences hantent encore le Sahel, ne peut justifier le drame actuel. ‘Two wrongs make no right’, dit-on. Les images des combats sont insoutenables et l’exil des millions d’ukrainiens est une tragédie humanitaire. La résilience ukrainienne est impressionnante avec le soutien surprenant d’une Europe rarement aussi unie et sortie de sa candeur stratégique à l’ombre d’une cobélligérance risquée.

D’autre part comme l’a rappelé le Président  sud-africain Cyrille Ramaphosa, la non-prise en compte des intérêts sécuritaires russes dont la culture stratégique phobique obsidionale d’une extension illimitée de l’OTAN – sans entrer dans le mythe des promesses faites ou pas faites à Gorbatchev-  n’a pas facilité les choses.  In tempore non suspecto, les plus éminents stratèges américains qu’on ne peut accuser de russophilie alarmaient du danger comme Henry Kissinger, Zbigniew Brezinski ou Kennan, père du containment sans oublier le plus récent, John Mearsheim. Certains analystes néoréalistes comme ce dernier n’évoquent-ils pas une analogie avec la ‘doctrine Monroe » de Washington qui sanctuarise le voisinage comme lors de la crise des missiles de Cuba entre Khrouchtchev et Kennedy en 1961, se demandant si les Etats-Unis accepteraient des bases  chinoises ou russes à Mexico ou Caracas?’ Que dire de la non-application pendant huit ans des accords de Minsk sous l’égide du couple franco-allemand?  In medio stat virtu disaient si bien les romains. Comme l’affirmait le correspondant Pietr Smolar, personne n’a intérêt à avoir une  »pyongisation » de la  Russie, Etat nucléaire strangulé des sanctions et paria international à 2.000 km de Paris, distance entre Kinshasa et Goma ou à voir une  »syrianisation » ukrainienne avec l’accentuation des sièges ou des batailles de ville à Marioupol, Kiev ou Kharkiv comme on l’a vu dans ce pays du Moyen-Orient.

Il est donc plus qu’urgent que les diplomates reprennent la main en  sortant de la guerre des narratifs, d’un moralisme incapacitant et de l’hystérie de l’infobésité pour endosser un pragmatisme de l’action vers une désescalade – hors mégaphone ou réseaux sociaux-  afin de faire avancer la paix, obtenir un cessez-le-feu ainsi qu’un accord entre les belligérants en vue d’obtenir une normalisation de la situation par des concessions mutuellement acceptables et garanties par des tierces partie crédibles.

Comment ne pas saluer les efforts du Président français Emmanuel Macron et du Chancelier allemand  Olaf Scholz qui maintiennent le contact ouvert avec le Kremlin dans un environnement de russophobie occidental inquiétant ainsi que les efforts du Président Erdogan de Turquie et du Premier Ministre israélien Bennet ?  » Tout État fait la politique de sa géographie » affirmait si justement Napoléon, la Russie et l’Ukraine ainsi que l’Europe étant physiquement condamnés à vivre ensemble comme voisins, un modus vivendi acceptable est la seule solution durable sans doute par le biais d’une discussion franche sur la sécurité collective européenne. Le rôle de la Chine dans cette équation n’est pas à négliger. Hélvètisation, finlandisation ou modèle autrichien de l’Ukraine, désotanisation de certains pays, promesses écrites de Moscou de non-expansionnisme à l’Ouest?… Quelle que soit la solution pourvu qu’elle soit pacifique car comme le disait Raymond Aron, ‘le choix en politique n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable. »

Quelles seraient selon vous les conséquences de ce conflit sur l’ordre  international ainsi que le rôle que peut jouer l’Afrique ?

Vraie fin de l’histoire de Fukuyama, Nouvel âge international, monde post-occidental, coalition des humiliés d’hier, mondialisation ensauvagée, désordre global etc… les concepts  ne tarissent pas pour qualifier la nouvelle séquence mondiale qu’ouvre ce conflit. Nous sommes dans un stress-test des plus sérieux du système international et du multilatéralisme dans leurs configurations actuelles.

Déjà paralysé par les contradictions permanentes de la troïka du P5 – Etats-Unis, Chine et Russie- sur presque tous les dossiers internationaux de la Libye au Yemen, la Centrafrique ou la Syrie, le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le système entier des Nations Unies entreront dans une instabilité chronique avec comme pierre d’achoppement l’article 27 de la Charte onusienne concernant le véto. Comble de l’ironie, c’est la Russie qui présidait la réunion du Conseil de Sécurité sur la question ukrainienne et y a opposé son droit de véto. Point n’est besoin de rappeler les épisodes similaires de court-circuitage onusien en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, Irak ou Libye des puissances occidentales. Ajouté à cela les pertes de confiance dans les mécanismes de peacekeeping traditionnels  notamment envers les missions de paix comme la Monusco ou la Minusma, des réformes s’imposent  pour garantir la paix et la sécurité mondiale de manière plus équitable.

Les crises sont aussi des situations d’opportunité, il importe au continent africain, grand oublié de l’ordre mondial post-Yalta avec ses 54 pays membres et ses 1,3 milliards d’habitants représentant 25 % des membres de l’ONU injustement non représentés au Conseil de Sécurité comme membres permanents, de saisir ce momentum du nouveau chapitre mondial qui s’ouvre pour mieux peser sur les questions internationales. N’en déplaise à ces grandes puissance réticentes aux réformes devant équilibrer l’ordre mondial en faisant valoir l’instabilité chronique continentale ou l’infinitésimale contribution africaine au budget des Nations unies (0,01 % contre 25 % pour les États-Unis), le nouvel ordre international ne pourra corriger les écueils actuels qu’en étant équitable en donnant à l’Afrique une place à table pour faire respecter la voix du primat du droit et du dialogue. Aux Africains de mieux s’organiser et de faire entendre leur voix.

Entretemps comme le disait Gramsci, ‘le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres »

MICHAEL SAKOMBI AMBASSADEUR

Articles récents
Cnfnf

Dialogue national inclusif: Delly Sesanga exige la présence de Joseph Kabila et l'AFC/M23

Nation 22 juillet, 2026
poiuhyg

Le Ghana considère le plan d’autonomie comme la seule base réaliste et durable pour le règlement de la question du Sahara

Etranger 22 juillet, 2026
Arsp

ARSP: le DG Beleshayi Kasanda a présenté aux entrepreneurs du Lulalaba l'entrée en vigueur de la nouvelle attestation de sous-traitance dématérialisée

Forum eco 22 juillet, 2026
Vidiye Tshimanga

AFFAIRE BINGI BELO, Fecofa: Vidiye Tshimanga annonce la saisine de la Commission d’évocation

Sport 22 juillet, 2026
erh

Faute de réponses du gouvernement, Le banc syndical menace de bloquer la rentrée 2026-2027 à l'ESU

Nation 22 juillet, 2026
La coordination de la riposte face à la presse.

Ebola : La coordination de la riposte présente des résultats encourageants malgré la progression de l’épidémie

Nation 22 juillet, 2026

logo

 

Site officiel du quotidien d’informations forum des as

  • +243 99 846 1089‎‎ 
  • forumdesas2001@gmail.com 
  • 15/C, 11ème Rue Limete/Industriel

© 2021 - Forum des As - tout droits réservés