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Dialogue national inclusif: Delly Sesanga exige la présence de Joseph Kabila et l'AFC/M23
Delly Sesanga a posé ses conditions en prévision du dialogue national plaidant pour une inclusivité à savoir la présence de l'ancien président de la République, Joseph Kabila et la coalition de l'AFC/M23. Une prise de position donnée lors d'un Space live organisé par Stanis Bujakera.
Un format du dialogue loin de tout cadre institutionnel tel qu'envisagé jusqu'ici par la Fatshiphère.
Pour le président d'Envol, les acteurs armés au conflit dans l'Est du pays doivent participer également à ces assises dans le but de trouver une solution durable.
"Autour du dialogue, toutes les parties prenantes. Joseph Kabila, Nangaa, AFC/M23 et tous les autres. Les politiques, la Société civile, tout le monde devrait se retrouver pour traiter des problèmes du pays.", a indiqué Delly Sesanga.
Et de poursuivre : "Comment voudriez-vous traiter la question de la guerre si vous ne la discutez pas avec ceux qui la font ?La question que nous posons ici, c'est que le cadre dans lequel on doit pouvoir discuter ne peut pas être transigé entre monsieur Tshisekedi d'un côté et l'AFC/M23 de l'autre. Nous disons, l'AFC/M23, Tshisekedi, Joseph Kabila et tout le monde qui ont du grief sur la situation du pays, qu'on puisse trouver des solutions à l'avenir de ce pays.".
"Un dialogue qui serait exclusif ne serait pas un dialogue qui apporte des solutions aux conditions de paix, de sécurité, de stabilité de notre pays. Il faut avoir le courage de le dire. Je le dis", a fait savoir l'opposant.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) viennent rebattre les cartes pour la tenue d'un dialogue.
Les Évêques s’emploient à rapprocher les positions et à jeter les bases d’un Forum national susceptible de rassembler les différentes sensibilités politiques.
LE REPORT DE LA MARCHE DU 22 JUILLET
Ils ont plaidé pour un report de la marche de la C64 et l'ont obtenu. Une marche prévue ce mercredi 22 juillet, estimant que les avantages d’un véritable dialogue pourraient l’emporter sur ceux d’une démonstration de force dans la rue.
Une approche qui ne fait toutefois pas l’unanimité au sein de la C64, où les lignes de fracture sont bien visibles.
Pendant ce temps, sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas.
L' Engagement citoyen pour le développement (Ecidé), le parti de Martin Fayulu, poursuit ses opérations de sensibilisation à Kinshasa, preuve que, malgré les incertitudes, la machine politique reste en branle.
DES ZONES D'OMBRE
Concernant la préparation du dialogue, plusieurs zones d’ombre subsistent. D’une part, des divergences apparaissent déjà quant aux modalités de son organisation.
Alors que le Gouvernement évoque la publication prochaine d’une ordonnance présidentielle pour en fixer le cadre, certaines sources affirment que les chefs religieux auraient reçu du président de la République une mission de consultation à mener sans attendre un tel acte formel.
D’autre part, la question du contenu du dialogue reste entière. Selon certains opposants, les princes de l'Église insistent sur le fait qu’aucun sujet ne devrait être tabou.
En d’autres termes, toutes les thématiques pourraient être mises sur la table, à condition que les participants trouvent un modus vivendi.
Ainsi, l’épineuse question de la modification ou du changement de la Constitution, bien que non officiellement inscrite à l’ordre du jour, pourrait s’inviter dans les débats si un consensus venait à se dégager.
Gloire BATOMENE