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Maniema: Le ministre provincial de la Santé en appelle à la mobilisation contre le choléra
La province du Maniema fait face à une urgence sanitaire. Le choléra qui sévit depuis avril 2025, ne cesse de gagner du terrain. Le ministre provincial de la Santé par intérim, Francis Masumbuko Lutaka, il y a peu, a lancé l’appel à une mobilisation communautaire et multisectorielle pour endiguer cette maladie des mains sales.
La sensibilisation de chaque fille, fils du Maniema, tel un seul homme pour enrayer cette épidémie, telle est l’une des priorités du ministre de tutelle.
Sur terrain, les chiffres sont alarmants. Depuis le début de l’épidémie, 4.277 cas ont été recensés, entraînant 167 décès. Le taux de létalité provincial s’élève ainsi à 3,9%, un chiffre qui dépasse largement le seuil d’1%, recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et qui témoigne des défis persistants en matière de prévention et de prise en charge médicale dans la région.
Le choléra se propage à de nouvelles zones de santé. Francis Masumbuko a insisté sur l’augmentation préoccupante des cas dans «les zones de Kunda (42 cas, 5 décès, taux de létalité de 11,9 %), Punia (30 cas, 5 décès, taux de létalité de 10%) et Ferekeni (25 cas, 1 décès, taux de létalité de 4%)».
Au total, plusieurs zones de santé sont touchées, dont Kailo, Kindu, Alunguli, Kampene, et Pangi avec des cas qui continuent d’être signalés quotidiennement à l’Hôpital général de Kindu.
Face à la gravité de la situation, une délégation conjointe du ministère de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale ainsi que le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) s’est rendue à Kindu pour mettre sur pied un plan d’intervention d’urgence.
Ce plan prévoit notamment la distribution de médicaments, des campagnes de sensibilisation communautaire et une coordination renforcée avec les autorités locales.
L’objectif est d’inverser la courbe de contamination et réduire le taux de mortalité. L’implication immédiate et collective est vivement souhaitée.
Gloire BATOMENE