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Les profs des universités et des instituts supérieurs publics menacent d’aller en grève.. à la suite des médecins
Dans une correspondance, l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (Apukin) et le Rassemblement des professeurs des universités et des instituts supérieurs du Congo (Rapuico), expriment au ministre d’État, ministre du Budget leur indignation profonde et leur mise en demeure concernant la question de la paie complémentaire».
Les protestataires dénoncent «un engagement trahi et une promesse bafouée», affirmant qu’ "ils se retrouvent une fois de plus face à dix-neuf relégués et à des fichiers non pris en compte par le ministère du Budget. Notamment, les ordres de paiement informatisés (OPI) numéros 49196, 191918, 191919. 191920, 191921, 191922, 191923,191936, 191943".
Ils affirment que, malgré les engagements pris, les dossiers des enseignants préjudiciés "n’ont toujours pas été régularisés à la date du 27 juillet 2025".
Raison pour laquelle ils se posent ces questions: Où est la transparence promise? Où est le respect dû aux professeurs des Universités et instituts supérieurs (enseignants-chercheurs) de ce pays? Les deux puissantes associations condamnent «une négligence administrative», mais surtout «une moquerie institutionnelle» à l’égard des profs de l'Enseignement supérieur et universitaire. Elles stigmatisent «un traitement inacceptable» pour un groupe qui joue un rôle essentiel dans la formation et l’avenir du pays.
En outre, elles rappellent dans leur courrier que plusieurs séances de travail ont eu lieu avec les autorités compétentes, et que «des promesses de solutions concrètes» ont été faites mais non tenues. Pour ce, ils menacent: «Nous sommes dans l’obligation d’envisager d’autres voies pour obtenir des réponses appropriées».
Le gouvernement devant ses responsabilités
Face à cette situation qu’ils jugent humiliante, les professeurs en appellent à une régularisation urgente des dossiers et demandent au gouvernement d’agir «avec responsabilité, rigueur et respect des engagements pris».
En conclusion, l’Apukin et le Rapuico ont interpelé directement les décideurs: «Qu'est-ce qui bloque ce processus de libération des OPI ? Pourquoi ce mépris vis-à-vis d’une classe importante de la nation?». Ce sont des questions qui traduisent le ras-le-bol d’un corps académique à bout de patience.
À ce propos, il sied de rappeler que depuis quelques semaines les médecins des hôpitaux publics observent une grève sèche pour protester contre la non-mécanisation de plusieurs nouveaux médecins. À l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, des milliers d’enseignants vivent le même drame. Il en est de même dans l’administration publique, sans compter le cas des infirmiers. C’est avec justesse que les professeurs appellent le gouvernement à agir avec responsabilité. La rémunération est une créance prioritaire que le trésor public doit honorer avant tout autre engagement. Car le salaire a une fonction sociale et vitale.
Muke MUKE