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Les leaders de l’opposition attendus ce mardi à Kinshasa pour défendre l’ordre constitutionnel
Face aux débats d'actualité autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, plusieurs figures de l’opposition affichent désormais un front commun pour défendre l’ordre constitutionnel et barrer la route à toute initiative susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
Dans cette dynamique, les grands leaders de l’opposition sont attendus ce mardi à la salle Boboto, à Kinshasa, pour une importante mobilisation politique consacrée à la défense de la Constitution et des principes démocratiques.
En première ligne, Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le changement et de la Coalition de la Gauche congolaise, a réaffirmé son opposition catégorique à toute modification de la Loi fondamentale, qu’il considère comme « le socle, notre protection et notre avenir ».
Dans un message aux accents mobilisateurs, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a dénoncé toute tentative de changement de la Constitution, tout projet de balkanisation du pays ainsi que toute perspective de présidence à vie.
« Ne touche pas à ma Constitution », martèle-t-il, érigeant le respect de l’ordre constitutionnel en ligne rouge face aux ambitions prêtées au pouvoir de Félix Tshisekedi.
Selon plusieurs cadres de l’opposition, l’objectif est désormais clair : faire barrage à toute réforme constitutionnelle jugée dangereuse pour la stabilité démocratique et l’alternance politique en RDC.
Longtemps fragmentée par des rivalités internes et des ambitions divergentes, l’opposition congolaise tente aujourd’hui d’afficher une image d’unité autour de la défense de la République et des institutions.
« Hier, l’opposition était divisée. Aujourd’hui, elle est unie pour défendre la République », résument plusieurs acteurs engagés dans cette dynamique de rassemblement.
Dans cette nouvelle configuration, les leaders de l’opposition assurent avoir choisi de mettre de côté leurs ambitions personnelles afin de faire front commun autour du respect de l’ordre constitutionnel et des principes démocratiques.
La rencontre prévue à la salle Boboto devrait ainsi servir de tribune politique commune aux principales figures de l’opposition, déterminées à afficher leur cohésion face aux enjeux institutionnels actuels.
En parallèle, le président de l'Alliance pour le changement, Jean-Marc Kabund, continue de plaider pour un dialogue national « sincère et inclusif », présenté comme une voie susceptible d’apaiser les tensions politiques dans un climat marqué par les interrogations autour de l’avenir institutionnel du pays.
À mesure que le débat constitutionnel prend de l’ampleur, l’opposition congolaise entend désormais parler d’une seule voix pour défendre ce qu’elle considère comme les fondements démocratiques de la RDC.
Jérémie ASOKO