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Les députés FCC retournent timidement à l’hémicycle
La plénière d’hier mardi 26 avril a constaté le retour timide des élus FCC qui avaient quitté l’hémicycle, exigeant un consensus autour des réformes électorales avant d’entamer le débat général sur la proposition de loi du G 13, soumise à l’appréciation de la représentation nationale. Christophe Mboso a demandé que leur retour soit salué par la plénière et les a félicités pour ce geste qu’il a qualifié de » républicain « .
Dans leurs amendements proposés au texte mère, la plupart des élus ont mis un l’accent particulier sur l’élection des gouverneurs et sénateurs. Pour eux, tout candidat gouverneur et sénateur doit être élu par les députés provinciaux. S’agissant principalement du candidat gouverneur de province, on souhaite que celui-ci soit avant tout un député provincial. Un autre groupe a proposé que l’âge du candidat sénateur soit fixé au moins 45 ans, en plus d’une longue expérience requise.
Un autre élu a, de son côté, insisté sur la fiabilité, la crédibilité et la transparence du processus électoral. Pour y arriver, il a suggéré l’institutionnalisation de la sanction au sein de la Centrale électorale, contre le président de la CENI et ceux qui interviennent dans la certification des résultats des élections.
La question liée à la représentativité de la femme sur les listes électorales a été bien argumenté par l’élue de Lubero, Jeanette Kavira. Elle est d’avis que la loi doit être contraignante pour que les listes des partis politiques qui ne devront pas aligner des candidatures féminines soient rejetées d’office. Aussi, a-t-elle interpellé ses collègues députés en les exhortant à suivre l’exemple du Premier citoyen congolais qui prône la masculinité positive pour expliquer qu’en politique les hommes et les femmes sont des partenaires. Pas question de cacher les listes des candidats à envoyer à la CENI. Une position soutenue totalement par le Président de la Chambre basse du Parlement qui n’a pas hésité à inviter les élus nationaux à tenir compte de la liste paritaire.
Des députés FCC présents dans la salle des Congrès ne sont pas restés muets. Josué Mufula, par exemple, a proposé la suppression du seuil électoral et demandé que soit intégrée dans la loi sous examen, la possibilité pour le chef de l’Etat de procéder à la mutation des gouverneurs de provinces.
A l’issue du débat général sur la proposition de loi électorale, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a fait le décompte de 90 intervenants. Un délai de 72 heures sollicité par les co-auteurs de ladite proposition de loi, leur a été accordé pour préparer leurs réponses aux différentes préoccupations de la plénière. Mathy Musau