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Les chefs de la diplomatie des BRICS prônent une réforme du Conseil de sécurité de l’Onu
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit devenir plus «démocratique, représentatif, efficace et efficient», ont déclaré les chefs de la diplomatie des pays des BRICS. Selon eux, les États en développement, y compris africains, doivent jouer un rôle plus important dans les relations internationales, notamment au Conseil de sécurité de l’Onu.
Le Conseil de sécurité de l’Onu doit être réformé, préconisent les ministres des pays des BRICS réunis le 20 septembre à New York en marge de l’Assemblé générale des Nations unies.
«Les ministres ont soutenu une réforme globale de l’Onu, y compris de son Conseil de sécurité, afin de le rendre plus démocratique, représentatif, efficace et efficient et d’augmenter la représentation des pays en développement dans toutes les catégories de membres du Conseil», selon le communiqué publié par la diplomatie russe.
Réformé, cet organe exécutif des Nations unies pourrait «répondre de manière appropriée aux défis mondiaux actuels», selon le communiqué.
Pourtant, «le rôle central de l’Onu dans le système international» doit être préservé, relate le communiqué.
Les BRICS se composent de cinq États, Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Lors du récent sommet du groupe en août, six nouveaux pays ont été invités à les rejoindre à partir de 2024: l’Iran, l’Argentine, l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Éthiopie.
Le rôle croissant des pays en développement
Les ministres ont soutenu les appels faits depuis longtemps des pays en développement, notamment du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, «à jouer un rôle plus important dans les relations internationales, notamment au Conseil de sécurité de l’Onu».
Plusieurs pays africains appellent depuis longtemps à la réforme des institutions internationales. Depuis 2005, l’Union africaine revendique au moins deux sièges permanents au Conseil de sécurité, avec droit de veto. La Russie, qui en est membre permanent, s’efforcera d’obtenir le plus tôt possible l’élargissement du Conseil de sécurité pour y inclure des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, a fait savoir fin juin le chef de la diplomatie russe.
Résolution des conflits en Afrique
L’agenda africain a été également abordé par les ministres. «Le principe «solutions africaines aux problèmes africains» doit continuer à servir de base à la résolution des conflits sur le continent», selon la publication.
Ainsi, les ministres ont «hautement apprécié les efforts conjoints continus de l’Onu, de l’Union africaine et des organisations sous-régionales […] pour trouver des réponses aux défis régionaux».