Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Le VPM Shabani ordonne, la population s’oppose !
La province du Kasaï-Central est en proie à une crise institutionnelle majeure, marquée par un profond mécontentement populaire face aux récentes décisions du vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani. Le samedi 12 juillet, les représentants de la population ont adressé un message urgent au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de «manœuvres de déstabilisation des institutions provinciales».
Au cœur des tensions, la population du Kasaï-Central dénonce une atteinte grave au fonctionnement démocratique de l’Assemblée provinciale. Selon les sources locales, une session plénière aurait été organisée avec seulement 14 députés sur les 34 que compte l’institution, aboutissant à la destitution controversée de 18 élus.
Les contestataires affirment qu’une telle procédure est «impossible selon le règlement intérieur de l’Assemblée», soulevant ainsi des questions cruciales sur la légalité et la légitimité de ces décisions. Pour les représentants de la population, cette situation reflète une ingérence inacceptable dans les affaires provinciales, risquant de compromettre la stabilité politique et administrative de la province.
APPEL AU RETOUR IMMÉDIAT DU GOUVERNEUR KAMBULU
Face à cette crise, la population exige, avec insistance, le retour immédiat du gouverneur de province, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, retenu à Kinshasa pour des consultations. Les habitants justifient cette demande par la nécessité de garantir la continuité des chantiers et projets de développement en cours, dont beaucoup seraient menacés par les allers-retours incessants entre Kinshasa et Kananga.
Dans leur message au Président Tshisekedi, les représentants soulignent que ces perturbations institutionnelles «freinent le développement du Kasaï-Central» et appellent à une intervention rapide pour «mettre un terme à ces manœuvres déstabilisatrices».
Mise en garde contre des "Mouvements provinciaux de detourneurs"
Au-delà des questions institutionnelles, la population met en garde contre des «mouvements provinciaux de détourneurs» qui, selon elle, «ont déjà siphonné les fonds destinés aux projets locaux». Ces accusations graves visent des acteurs politiques et administratifs qui «tirent les ficelles dans l’ombre», compromettant ainsi les efforts de développement de la province.
Les habitants en appellent à la vigilance du Chef de l’État et lui demandent de «barrer la route à ces réseaux de corruption», tout en soutenant le gouverneur Nkonko, présenté comme «l’envoyé ayant sa vision» pour le Kasaï-Central.
La crise prévalant au Kasaï Central évoque les tensions récurrentes entre le gouvernement central et les entités provinciales, dans un contexte où les populations réclament davantage d’autonomie et de respect pour leurs institutions locales. Le Kasaï-Central, riche en potentialités mais fragilisé par des luttes politiques internes, symbolise les défis de la décentralisation en République démocratique du Congo.
Félix MULUMBA KALEMBA