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Le Mouvement terroriste se signale à Kisigari, territoire de Rutshuru : Le M23 massacre, quid de l’ultimatum du Gouvernement?
*Jusqu’à quand la RDC va continuer à user de la politique de dénonciation et de plainte face au mouvement terroriste soutenu par le Rwanda?
C’en est trop. Un communiqué des FARDC, daté 10 octobre courant, signé par le Lieutenant –Colonel Guillaume Ndjike Kaiko, fait état d’un énième massacre des terroristes du M23 dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 octobre sur les populations du groupement de Kisigari, territoire de Rutshuru, sous prétexte que ces dernières collaborent avec les Wazalendo dits patriotes.
Face à cette énième exaction, des Congolais en sont à se demander jusqu’à quand la RDC va continuer à dénoncer, voire se plaindre de tueries du M23 sur ses populations, au lieu de frapper comme le fait sous nos yeux depuis quatre jours Israël avec la bande de Gaza après l’attaque du Hamas.
Et surtout la RDC a le droit de son côté. Il est mondialement reconnu que le pays est agressé par le M23, un mouvement terroriste. Pourquoi le Gouvernement n’agit-il pas ? Les Congolais iront aux élections dans moins de trois mois avec une partie du pays sous occupation étrangère ?
Le M23 continue de massacrer impunément les citoyens congolais. Sept personnes tuées dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 octobre à Kisigari, dont les notables et chefs des villages, selon le communiqué de l’Armée. Le cycle de violence qui ravage l’Est de la RDC doit être brisé. Des parents sont assassinés devant leurs enfants, d’autres voient mourir leurs enfants sous leurs yeux, dans une ambiance de chaos général. Dans quelle autre partie du monde accepterait-on cette situation ? Les Congolais de l’Est méritent la paix, au même titre que le reste de l’humanité. L’ampleur de ces violences oblige les autorités nationales ainsi que la communauté internationale à agir vite, mieux et surtout, concrètement.
L’ultimatum que le gouvernement a adressé au M23 soutenu par le Rwanda pour quitter les zones occupées jusqu’au 24 septembre a expiré.
C’était le 22 septembre dernier que le Vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a adressé cet ultimatum au M23 avec virulence. «À partir du 24 septembre, dans quelques jours, si rien n’est fait, nous allons faire tout, je dis bien, tout, je le dis au nom du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour que nos compatriotes regagnent leurs domiciles de manière qu’on puisse les enrôler, de manière que même tardivement, les candidatures soient déposées et qui y est campagne, qu’ils aient des élus. » Quid alors de cet ultimatum du Gouvernement ?
Si la Monusco, la Force régionale de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est, les processus de Nairobi et de Luanda ne permettent pas de bouter hors de nos frontières les agresseurs et leurs suppôts locaux, il est plus que temps que les FARDC agissent dans le cadre non seulement de la légitime défense mais aussi de la sauvegarde de l’intégrité du territoire.
Didier KEBONGO
