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Le gouvernement unanime: » Aujourd’hui à l’échelle mondiale, c’est difficile de faire sans la Chine «
Devoir de rédevabilité oblige. Les grandes lignes du partenariat stratégique global signé par les différents ministres dans le cadre de la visite d’Etat du Président Félix Tshisekedi en Chine, ont fait l’objet de la restitution au cours du briefing hebdomadaire co-animé par trois membres du Gouvernement, hier lundi 5 juin. Il s’agit du VPM Lutundula, en charge des Affaires étrangères, du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya et Nicolas Kazadi des Finances.
» Beaucoup de choses ont été faites en marge de cette visite notamment la signature de plusieurs mémorandums entre les ministres sectoriels de deux pays mais aussi vous avez beaucoup entendu de ce que nous avons appelé : le » partenariat global et stratégique « , parce qu’avec cette puissance mondiale, nous tenons à relancer notre coopération. Il y a eu des spéculations qui ont été faites avant le départ tendant à réduire la portée de cette visite historique jusqu’à la renégociation autour du contrat, ce n’était pas le cas« , a indiqué le porte-parole du Gouvernement, s’exprimant en premier.
Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula a fait voir l’importance que revêt le voyage des membres du Gouvernement dans le cadre de la visite d’Etat de Fatshi. Ce voyage en Chine, précise Lutundula, n’avait pas pour but des négociations. Le chef de la diplomatie congolaise rappelle quelques principes de base qui sous-tendent la coopération entre la RDC et n’importe quel pays de la planète. A savoir : « la RDC est un pays ouvert et non offert », précisant que » nous avons des partenaires traditionnels mais nous devons élargir notre champ « . S’agissant du partenariat gagnant-gagnant entre Kinshasa et Pékin et l’intérêt manifesté par la Chine par rapport aux initiatives à prendre en ce qui concerne les minerais stratégiques, le VPM Lutundula a insisté sur ce partenariat dont la valorisation des ressources naturelles occupe une place de premier choix.
» On a signé des instruments juridiques de coopération, des attentes mutuelles, quelques accords. Dans mon secteur, il y a eu un accord de coopération générale, il y a eu un accord d’institution de mécanisme d’accord de suivi par les deux ministères des Affaires étrangères. D’autres instruments ont été signés dans les domaines du numérique, de l’environnement, des médias« , a-t-il précisé.
Il ne s’est pas arrêté là. Lutundula a insisté sur deux éléments indispensables même si les instruments juridiques de coopération ont été signés, à savoir qu’il y ait au niveau du gouvernement des projets précis à soumettre à nos partenaires. En plus, il a appelé les Congolais à prendre aussi des initiatives. » Nous sommes dans une économie libérale, a-t-il dit. C’est d’un secteur privé dynamique que nous avons besoin. L’État trace le cadre, crée le climat des affaires, s’occupe des infrastructures. Il faut des hommes audacieux, qui ont de l’imagination, qui créent des richesses et l’emploi « .
Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a rappelé l’objectif de la mission en Chine de l’équipe gouvernementale qui n’était pas celui de signer des contrats mais de relancer la coopération bilatérale entre la RDC et la Chine.
» Il fallait redonner un nouveau souffle à cette coopération qui est extrêmement importante. La Chine aujourd’hui est l’un des principaux acteurs sur le plan économique à l’échelle mondiale et premier investisseur en RDC. Nous avons donc un partenaire majeur « , a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, a fait savoir l’argentier national, » en toile de fond de cette visite, il y avait quelques différends liés à quelques investissements mais ces différends n’étaient pas l’objet des discussions. Ces différends ont été traités avant d’aller en Chine. Le problème avec TFM avait déjà été résolu. Il reste celui avec SICOMINES. Il était important de poser le cadre dans cet esprit de renouveau dans la relation « , en concluant qu' »aujourd’hui à l’échelle mondiale c’est difficile de faire sans la Chine « . Didier KEBONGO