Dernière minute
Société
« Kosukola ngulu eza gaspillage ya savon », en lingala signifie "laver un porc est un gaspillage de savon".
Cette expression est un proverbe métaphorique qui signifie qu’il est inutile, voire absurde, d’essayer d’éduquer, de raffiner ou d’améliorer quelqu’un qui n’a ni l’envie ni la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement remis sa démission au président Félix Tshisekedi, avec effet immédiat à compter du 21 mai 2026, mettant ainsi fin à son…
Étranger
Coup de tonnerre sur la scène politique sénégalaise. Quelques heures après la révocation de Ousmane Sonko, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a annoncé sa…
Nation
Président de l’Alliance pour le Changement (ACh) et de la Coalition de la Gauche Congolaise, Jean-Marc Kabund-a-Kabund hausse le ton contre l’Union Sacrée de la Nation. Dans une charge d’une rare…
Le CSAC met en garde contre la propagation des prophéties et de messages séditieux à travers les médias
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a publié le mardi 9 janvier un communiqué dans lequel il met en garde les responsables des Confessions religieuses, des Associations Sans But Lucratif (ASBL) et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) en République Démocratique du Congo. Ce communiqué fait suite à l’observation croissante de la propagation de prophéties et de messages séditieux visant à déstabiliser les Institutions publiques, diffusés à travers les médias du pays.
Dans sa déclaration, le CSAC rappelle que la Constitution de la République Démocratique du Congo consacre la laïcité de l’État et garantit la liberté de culte pour tous les citoyens. Il est toutefois préoccupé par la montée en puissance des messages qui incitent à la désobéissance civile et qui remettent en question la stabilité des Institutions démocratiques du pays.
Face à cette situation, le CSAC exhorte les parties concernées à contribuer, par leurs activités, aux efforts de consolidation de la cohésion nationale et de la paix sociale en République Démocratique du Congo. « Dans un pays où la diversité religieuse est une réalité, il est essentiel que les acteurs religieux, les associations à but non lucratif et les ONG travaillent ensemble pour promouvoir l’unité et le respect mutuel« , souligne cette institution citoyenne.
Dans sa mission de régulation des médias, le CSAC fustige fermement la pratique décriée qui se généralise à travers la presse. Il rappelle à toutes les parties concernées ainsi qu’aux Directeurs des programmes, l’importance de respecter la loi et de ne pas propager des messages séditieux, susceptibles de semer la discorde et de perturber la paix sociale.
» Usant de ses missions légales, le CSAC fustige la pratique qui se généralise sur les médias et rappelle toutes les parties ainsi que les directeurs des programmes à l’ordre par le présent communiqué, tout en se réservant le droit, le cas échéant, de sanctionner tout dérapage en respectant la loi« , lit-on dans ce communiqué signé par le rapporteur du CSAC, Serge Ndjibu Ngoy.
Le communiqué du CSAC se veut une mise en garde claire et nette. Cet organe de régulation rappelle qu’il dispose des missions légales et se réserve le droit de prendre des mesures de sanction, le cas échéant, envers ceux qui enfreindraient les règles établies.
Le CSAC appelle donc à la responsabilité de chacun et à la promotion d’un discours constructif, favorisant la consolidation de la cohésion nationale et la paix sociale en République Démocratique du Congo.
Le communiqué du CSAC intervient dans un contexte électoral particulier, marqué par une avalanche des prophéties et des prédictions concernant les prochains scrutins. Ces prophéties font également allusion aux événements liés à la classe politique et aux institutions du pays. Elles suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur la stabilité politique et sociale de la RDC.
Face à cette situation, le CSAC a averti qu’il prendrait des mesures appropriées conformément à la loi en cas de violation de celle-ci. Christian-Timothée MAMPUYA