Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Le CNSA dénonce une gestion familiale et communautaire de la chose publique
Dans un rapport établi après une profonde consultation avec différentes couches de la population, le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) invite le pouvoir en place à corriger certaines inégalités constatées dans les nominations pour rétablir la cohésion sociale. Ce document de 34 pages qui va du 16 novembre au 7 février 2023 a été transmis au Président de la république pour information.
Dans sa consultation, le CNSA a contacté plusieurs organisations et personnalités dont des politiques, notamment les anciens Premiers ministres, les anciens présidents de deux chambres du parlement, des anciens ministres de l’Intérieur et des anciens chefs des services de renseignements. À ceux-ci, il faut ajouter les communautés de base spécialement la société civile et les confessions religieuses.
Le tableau tel que décrit par cette commission d’appui à la démocratie présente une cartographie sombre de la vie nationale. Selon elle, « les actuels tenants du pouvoir ne sont là que pour la recherche de l’enrichissement et de leur propre visibilité en lieu et place de la consolidation de l’Etat et le renforcement du vouloir vivre ensemble »….
Il affirme aussi que « la gouvernance actuelle a créé des castes pour le verrouillage et le contrôle sans partage du pouvoir, lequel a comme conséquences le sectarisme, le favoritisme, le népotisme, le clientélisme, l’égoïsme, le tribalisme, le régionalisme et l’égocentrisme« . Et de poursuivre: » Nous assistons aujourd’hui en RDC à une gestion familiale et communautaire de la chose publique ». Et les personnalités consultées d’ajouter que » la tribalisation est monnaie courante dans les nominations et vise surtout les postes juteux« .
En plus, le CNSA note que « beaucoup de promesses faites, au lieu d’être converties en réalités sociales gagnantes , ont plutôt fondu comme peau de chagrin , pour au finish, ne rester que belles paroles« , avant de conclure que » depuis 2019, on assiste à une présidentialisation du pouvoir, en violation flagrante de la constitution et des lois de la république ».
Comme recommandation, le CNSA appelle le régime en place « à corriger certaines inégalités constatées dans les nominations pour rétablir la cohésion sociale, stimuler la cohésion et l’intégration nationale, par la prise en compte des équilibres géopolitiques et autres réalités sociologiques du pays dans les nominations à des responsabilités politiques« . Muke MUKE