Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Le bureau déchu convoque une plénière demain mardi
* Malgré l'intervention du vice-Premier ministre et ministre de l'intérieur, Jacquemain Shabani, la crise institutionnelle persiste.
La crise politique et institutionnelle qui secoue l'Assemblée provinciale du Kasaï-Central entre dans une nouvelle phase critique, malgré les tentatives de médiation engagées par le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, Jacquemain Shabani. Alors que persistent les tensions entre les deux factions rivales, le bureau dirigé par le député Daniel Lukusa et le bureau d'âge, une nouvelle escalade se profile avec l'annonce d'une plénière extraordinaire, convoquée par le camp Lukusa pour demain mardi 29 juillet.
L'ordre du jour sera exclusivement consacré à l'élection de trois nouveaux membres du bureau, en remplacement des démissionnaires. Les postes à pourvoir sont ceux de vice-président, rapporteur et questeur, des fonctions-clés pour le fonctionnement de l'institution.
Cette plénière ne se tiendra pas au Capitole, siège officiel de l'Assemblée provinciale, mais dans la salle des réunions du bâtiment administratif, une décision qui illustre l'ampleur des divisions. Ce changement de lieu fait suite aux violents incidents du 16 juin dernier, lorsque des députés affiliés au bureau d'âge avaient bloqué l'accès aux partisans de Lukusa et saccagé une partie de la salle des délibérations.
LE BUREAU D'ÂGE EN POSITION D'ATTENTE
Pendant ce temps, le bureau d'âge, qui continue d'occuper le Capitole, n'a toujours pas convoqué de session extraordinaire.
Selon plusieurs sources parlementaires, cette instance préfère attendre la session ordinaire de septembre 2025 pour officialiser ses actes. Une stratégie qui pourrait être interprétée comme une volonté de laisser pourrir la situation.
Cette paralysie institutionnelle inquiète les observateurs politiques, qui redoutent une nouvelle flambée de violence. Les partisans des deux camps s'accusent mutuellement d'illégitimité, et aucun compromis ne semble en vue malgré les appels au dialogue lancés par les autorités nationales.
Cette crise, qui dure depuis plusieurs mois, dépasse le simple cadre d'un conflit de procédure parlementaire. Elle reflète des luttes d'influence plus larges, opposant différentes factions politiques et personnalités locales dans une région stratégique.
L'incapacité à trouver une issue pacifique pourrait fragiliser davantage la gouvernance provinciale et alimenter les tensions socio-politiques dans le Kasaï-Central.
Félix Mulumba Kalemba