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La Coopération japonaise fait des études pour la réhabilitation du Pont Maréchal à Matadi
Le Pont Maréchal, mythique ouvrage d’art construit au sortir de la ville de Matadi dans le Kongo Central est menacé d’écroulement. Tel est le résultat d’une étude menée par la coopération japonaise.
Ce n’est pas n’importe qui qui envoie ce message de détresse aux autorités nationales mais, c’est Gloria Tuluka Nzuzi la DG de l’Office d’entretien de Banana-Kinshasa (OEBK) elle-même. Et ce, par manque d’entretien, le pont Maréchal ne recevant plus de financement du Trésor public pour ce faire.

La maladie principale dont souffre le Pont Maréchal, ce sont des fissures qui sont sur le talus de la voie et qui ont introduit les eaux, lesquelles ont détruit le talus de soutènement en béton. Ce qui exigerait de grands travaux de construction pour y remédier. La coopération japonaise (JICA) n’est pas restée insensible à cet appel de la DG de l’OEBK. Elle est la première à répondre. Il ne faut pas perdre de vue le fait que la construction du Pont Maréchal est l’œuvre de la coopération japonaise.
C’est son directeur représentant en RDC qui a réagi pour annoncer qu’ils prennent en charge les travaux de réhabilitation du Pont Maréchal. Mais, cela ne peut se faire comme cela, dans le vide. C’est la raison pour laquelle on doit d’abord passer par des études de faisabilité qui vont déterminer le coût des travaux de réhabilitation. Ce qui est en train d’être fait en ce moment qui irait jusque fin 2022 et la JICA n’envisage alors les travaux de réhabilitation qu’au premier trimestre 2023. Les Japonais ont construit le Pont Maréchal, mais il ne leur incombe pas de le réhabiliter à cause de la mauvaise utilisation de l’ouvrage sans entretien, par les Congolais. Quel gage a-t-on que cette fois-là l’OEBK sera doté de moyens pour assurer un entretien permanent du Pont Maréchal là où on sait que c’est cela la faiblesse des Congolais.
On l’a vu avec deux ouvrages de la coopération chinoise à savoir le Palais du peuple et le Stade des martyrs. Les toilettes du Stade sont inutilisables tandis que les murs du Palais du peuple sont décrépis. KANDOLO M.