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La CIME apprécie la prolongation de l’opération d’enrôlement
*La Commission d’intégrité et médiation électorale (Cime) salue la décision de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du dimanche 22 janvier dernier accordant une prolongation de 25 jours à l’opération de la révision du fichier électorale dans la première aire opérationnelle.
A travers un communiqué, la Cime dit avoir apprécié «à juste titre le sens de responsabilité et de devoir dont a fait montre le management de la Ceni en prenant cette décision lucide et courageuse qui permet la poursuite du processus électoral».
La Cime exhorte la population, de manière générale, à ne plus attendre la dernière minute, mais plutôt à se saisir de l’opportunité de cette prolongation accordée par la Ceni pour aller se faire enrôler massivement. «Car, a-t-elle affirmé, ceci leur donne droit non seulement à être d’électeur et éligible, mais aussi à l’acquisition d’une carte nationale d’identité délivrée par l’Office National d’Identification de la Population (Onip)».
La Centrale électorale a décidé de prolonger de 25 jours l’opération de révision du fichier électoral dans la première aire opérationnelle qui devrait se clôturer le 23 janvier. Ces opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs avaient démarré le 24 décembre 2022 dans 10 provinces à savoir : Kongo-Central, Kinshasa, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Equateur, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et Tshuapa.
LE 17 FEVRIER, LA DATE BUTOIR
L’objectif de cette période de récupération, selon le communiqué publié par la Ceni, est de permettre à toute la population en droit de voter d’être en possession de la nouvelle carte d’électeur.
«Après évaluation de cette opération, la Ceni, par sa décision n° 001/CENI/AP/2023 du 22 janvier 2023 accorde une période de récupération de vingt-cinq jours, allant du 24 janvier au 17 février 2023. Cette décision se justifie, d’une part, par le fait que certains Centres d’inscription de cette aire opérationnelle n’ont pas fonctionné de manière régulière et d’autre part, par la nécessité pour tous les Congolais remplissant les conditions requises de jouir de la qualité d’électeur et de figurer sur la liste électorale», a indiqué le communiqué de la CENI.
Ce report était réclamé par la société civile et les missions d’observation électorale. Ces dernières avançaient en effet un certain nombre de raisons qui justifient cette prolongation.
La mission d’observation commune de la CENCO et l’ECC, dans une évaluation à mi-parcours des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs dans la première aire opérationnelle de la CENI, avait dénoncé, le jeudi 19 janvier, des irrégularités dans ces opérations. Elle relevait notamment des dysfonctionnements des kits, le monnayage de l’opération, l’inexistence de certains centres repris dans la cartographie.
Les églises catholique et protestante avaient demandé «à la Ceni, de prolonger l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans les centres ayant ouvert en retard et ceux ayant été victimes de dysfonctionnement entraînant ainsi l’interruption de l’opération pendant des heures, des jours et des semaines. Cette prolongation devrait tenir compte du temps perdu par chaque centre d’inscription » et ne devra aucunement ouvrir la voie à un quelconque glissement quant à la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Rachidi MABANDU