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Kinshasa : Les prix s'envolent sur le marché de légumes !
La capitale congolaise connaît, depuis le début du mois d’avril, une hausse sensible des prix sur le marché de légumes. Cette situation serait la conséquence directe de l’état de délabrement avancé des routes de desserte agricole.
Parmi les denrées les plus touchées figurent les feuilles de manioc, communément appelées pondu. Jadis négociée à 2.000 francs congolais, cette denrée prisée des ménages kinois se vend désormais entre 2.500 et 3.000 francs, notamment pour celles en provenance de Kimwenza, dans la commune de Mont-Ngafula.
«La pénurie de légumes et l’impraticabilité des routes agricoles perturbent gravement l’approvisionnement des marchés de Kinshasa. À titre d’exemple, la botte de pondu, autrefois vendue à 2000 francs, se vend aujourd’hui à 2500 francs congolais», déplore Mme Véronique Tshanda, vendeuse au marché du Rond-point Ngaba, sur l’axe routier menant à l’Université de Kinshasa.
Cette flambée intervient dans un contexte économique particulièrement tendu, marqué par une inflation persistante sur les produits de première nécessité. Phénomène habituel en période pluvieuse, cette hausse des prix est cette fois-ci exacerbée par la dégradation avancée des infrastructures routières reliant les zones de production à la capitale.
Face à cette situation préoccupante, opérateurs agricoles et commerçants appellent de leurs vœux à la réhabilitation urgente des voies de desserte agricole, condition sine qua non pour assurer un approvisionnement régulier et à prix abordables des marchés urbains. Des lieux de négoces comme Gambela, Matete ou encore le Marché central enregistrent également des hausses sur d’autres légumes de consommation courante, tels que l’amarante (bitekuteku) et l’oseille (ngayi-ngayi).
De leur côté, les consommateurs expriment leurs vives inquiétudes, redoutant une envolée prolongée des prix si aucune mesure d’urgence n’est prise par les autorités compétentes pour désengorger les voies agricoles et soutenir la production locale.
J.A