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Kinshasa interdit le survol de son espace aérien aux aéronefs rwandais
Face à l'escalade du conflit à l'Est du pays, les autorités congolaises ont décrété une interdiction formelle de survol et d'atterrissage sur le territoire national pour tout aéronef civil ou d'État immatriculé au Rwanda, ainsi que pour ceux immatriculés ailleurs mais opérant depuis ce pays.
Selon une note interne des autorités aéronautiques, relayée par l'Agence congolaise de presse (ACP), cette mesure radicale a été prise en raison de " la situation d'insécurité due au conflit armé ".
Cette décision intervient alors que la guerre d'agression menée par le Rwanda, à travers les rebelles du M23, a coûté la vie à plus de 3 000 Congolais en seulement quatre jours à Goma. Dans ce contexte, Kinshasa a renforcé ses mesures de rétorsion à l'égard de Kigali.
L'application de cette interdiction ne s'est pas fait attendre : dans la nuit de mardi, un avion de la compagnie RwandAir, en route vers Londres, a été contraint de modifier son itinéraire après s'être vu refuser le passage dans l'espace aérien congolais, faute d'autorisation préalable.
Au-delà des restrictions aériennes, la RDC a également rompu ses relations diplomatiques avec le Rwanda. Un ultimatum de 48 heures a été adressé aux représentants diplomatiques rwandais, sommés de quitter le territoire congolais. Dans le même temps, Kinshasa a rappelé ses propres diplomates en poste à Kigali.
Depuis plusieurs mois, la partie Est de la RDC est en proie à une crise sécuritaire majeure, exacerbée par l'offensive du M23, soutenu par le Rwanda. Cette nouvelle escalade témoigne de la détermination du gouvernement congolais à riposter face à ce qu'il qualifie de violation flagrante de sa souveraineté nationale.
Jérémie ASOKO