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Kinshasa: Des parents toujours pas prêts et pas d’engouement dans la vente de fournitures scolaires sur les marchés
Pas plus tard qu’avant hier, le Premier ministre congolais, Sama Lukonde venait de prendre des dispositions nécessaires pour éviter la grève des enseignants en vue de permettre la rentrée scolaire 2023-2024. Chose qui va pour le bien des enseignants si seulement la chose promise sera due.
Du côté des parents d’élèves, la rentrée scolaire annoncée pour le 04 septembre courant demeure un cauchemar. Car jusqu’à présent atout n’est pas encore prêt, faute de moyens financiers pour acheter les fournitures scolaires. Soucieux, les parents n’appréhendent plus la rentrée scolaire de la même manière que d’autres années précédentes.
Les inquiétudes ne se limitent pas seulement du côté des parents mais aussi des vendeurs qui déplorent des ventes timides des fournitures scolaires dans les marchés de Kinshasa plus précisément ceux de Matete et Pascal.
Frais de confirmation d’inscription, un frein pour certains
Par ailleurs, les confirmations d’inscription scolaire vont bon train dans certaines écoles et pour d’autres les parents ne sont toujours pas en mesure de payer les frais de confirmation et de minerval pour la première tranche comme exigé dans certaines écoles.
Pour le Lycée Molende à Matete, les parents se battent pour payer la première partie des frais. Les élèves ont à 65% la chance de reprendre le chemin de l’école le lundi prochain. Par contre à l’EP Bahumbu, la situation demeure inquiétante, les parents continuent à attendre que la manne retombe du ciel car en dehors des inscriptions, les parents sont censés payer, d’ici à la rentrée, les frais de confirmation et la première tranche de minerval.
Achat des fournitures scolaires un casse-tête pour les parents
Pour les commerçants, cette année la vente sur les marchés connait une lenteur. Les marchandises peinent à s’écouler. Les vendeurs justifient ce faible engouement par le manque d’argent des parents et du fait que les écoles se transforment en des lieux de vente d’objets classiques et uniformes.
« Généralement c’est au début du mois d’août que beaucoup de parents se précipitaient pour acheter des fournitures scolaires pour leurs enfants mais c’est tout à fait le contraire de ce que nous voyons sur le terrain cette année. Malgré le solde des fournitures que nous faisons les parents n’arrivent toujours pas à se procurer les objets classiques et des uniformes pourtant nécessaires à une année scolaire« , se sont-ils plaints.
Hausse des prix sur les marchés
Les parents justifient ce retard ou cette triste réalité par l’impaiement de salaire qui ne leur permet pas d’acheter à temps des fournitures scolaires pour leurs enfants. Outre l’impaiement, les parents évoquent les raisons de la hausse des prix de ces biens. Les prix de toutes les fournitures ont pris de l’ascenseur du stylo aux uniformes en passant par les sacs et les chaussures.
Les parents tout comme les marchands en appellent au gouvernement et au ministère de tutelle de trouver une solution adéquate face à cette situation. Ils demandent à ce que de la même manière que les dispositions ont été prises pour les enseignants soient également le cas pour les parents.
Le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), a interdit aux chefs d’établissements scolaires d’imposer aux parents d’élèves l’achat des uniformes et autres fournitures scolaires. Tricya MUSANSI