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Kimpese paralysée sur environ 2 km d'embouteillages : les pannes et les contrôles pointés du doigt
La cité de Kimpese, à quelque 214 km, à l'ouest de Kimpese, sur la RN1 (Kinshasa-Matadi) est affectée de temps à autre par le très fatigant et récurrent phénomène d'embouteillages. Contrôles par la police des taxes, véhicules en panne, étroitesse de la largeur de la route, circulation des poids lourds, absence de routes secondaires…. Telles sont les principales causes de cet état de choses qui compliquent la fluidité des usagers de cette route.
Le jeudi 03 septembre, comme d'autres jours, les conducteurs de moto, vulgairement appelés "Wewa" ou " Maniema"(nom dérivé du mot " maniement", issu du verbe" manier ") sont appelés une taxe journalière de 1 000 francs congolais.
Nous avons vécu une partie du calvaire que vivent aussi bien les habitants de Kimpese que les conducteurs de véhicules et de motos. De passage à Kimpese, nous avons mis à profit notre bref séjour pour constater les faits. A bord de la voiture de notre fille pour le centre-ville, nous étions contraints de descendre de la voiture pour prendre le moyen de déplacement qui fait souvent face aux embouteillages : la moto. A bord de l'engin, nous lui posons cette question : qu'est-ce qui est à la base de cet embouteillage ? " C'est le contrôle de taxes par la police que nous conducteurs de moto devons payer. Mais parfois, c'est un véhicule en panne parqué sur la chaussée ", nous répond le conducteur.
UNE LONGUE FILE COMME UN LONG ET GROS SERPENT
Effectivement, ce jour-là, avons-nous appris, le bouchon qui s'est étalé sur plus ou moins deux kilomètres, a commencé vers 11 heures. Il est presque 14 h 40 quand nous descendons de la moto. Nous apercevons des policiers près d'une barrière érigée du côté droit de la route et du commissariat de police.
Une longue file de véhicules, toutes marques et sortes confondues : tel un long et gros serpent, camions (remorques, bus, voitures, jeeps) roulent paresseusement, pendant que des motos, faufilent entre les anneaux de ce serpent mécanique, dans un bruit strident de klaxons. Pour la plupart, après s'être fait contrôler ou après avoir réussi à tromper la vigilance des policiers.
Depuis ce matin donc, la circulation est au ralenti sur plus ou moins 2 km entre le Centre régional d'appui et de formation pour le développement (Crafod) et le Quartier 1 à Kimpese.
Nous assistons à une scène mettant aux prises un policier et un " wewa " dont le premier a saisi la moto. Le policier, arme en bandoulière, vocifère contre le conducteur. " Si tu ne connais pas le droit, tu dois l'apprendre. Tu corromps la police avec 3.000 francs ! ", tempête l'agent devant le "maniema", presque aphone. Quelques minutes plus tard, le policier présente le rapport à son chef. " Chef, cet homme nous a corrompu avec 3.000 francs", accuse-t-il.
Même si nous n'avons pas vu un véhicule en panne, il arrive aussi qu'un tel engin soit la cause d'un bouchon lorsque la panne survient sur la chaussée et que le chauffeur l'abandonne là ou y reste sans parvenir à le réparer de sitôt.
L'INFRASTRUTURE ELLE-MEME, CAUSE DU BOUCHON
La circulation intense de poids lourds aux heures de pointe contribue à la naissance des embouteillages. L'infrastructure elle-même constitue aussi une des causes de cette situation malheureuse. En effet, la largeur réduite de la route ne permet pas d'absorber significativement le trafic.
La barrière est levée. Il est 15h10. Quelques minutes, les choses n'ont véritablement pas évolué : l'embouteillage continue de prendre le dessus sur la voie asphaltée, exaspérant conducteurs, passagers et riverains.
Conséquence : des files interminables et des pertes de temps pour les usagers.
Les usagers dénoncent une perte de temps importante et appellent à une meilleure organisation des contrôles et au dégagement rapide des véhicules en panne.
Kléber KUNGU