Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Khartoum : le drame des Congolais laissés à la merci des belligérants
Coincés à Khartoum depuis le déclenchement des hostilités entre deux factions rivales le 15 avril dernier, les ressortissants de la République démocratique du Congo viennent de subir de lourdes pertes en vies humaines le week-end dernier. Tombés sur le champ de bataille le dimanche 4 juin à 13 heures, ils ont été victimes des bombardements sur le campus de l’Université internationale d’Afrique, au moment où ils attendaient désespérément le secours de leur pays d’origine.
L’alerte a pourtant été lancée plusieurs semaines avant. Congolais d’origine, l’ancien sélectionneur du Onze national de la RDC était parmi les premiers compatriotes à tirer la sonnette d’alarme quand d’autres pays ont commencé à évacuer d’urgence leurs ressortissants, pris en tenaille entre les belligérants. Florent Ibenge, le très populaire »coach androïd » des Kinois, a eu la vie sauve grâce à l’intervention de Paris qui est venue à la rescousse des citoyens français en danger dans cette zone de conflit.
Sa présence, son plaidoyer, son cri de détresse… ont même permis à d’autres athlètes congolais qui prestaient, comme lui, dans les milieux sportifs soudanais, de trouver un sauf-conduit vers un pays limitrophe, avant d’être enfin rapatriés à Kinshasa. Ouf de soulagement pour eux, mais l’angoisse est restée pendante dans l’univers d’autres ressortissants congolais qui continuaient à attendre le salut de leur pays natal.
Espoir sans doute ravivé par un communiqué de l’Exécutif congolais, par le biais du ministère des Affaires étrangères. Dans ce communiqué en effet, nos compatriotes s’attendaient à un salut qui n’allait venir ni de l’Orient ni de l’Occident, mais de… Kinshasa. « Dans cette missive aux sémantiques apaisantes, le chef de la diplomatie congolaise envisageait d’envisager une éventuelle intervention. Curieusement, sine die. D’autant qu’on ne savait ni le jour, ni l’heure de cette évacuation« , commente un analyste kinois.
Réaction énergique de Kinshasa
Le dimanche dernier, lorsque le drame survient, la désolation est totale au pays, en dépit du fait que quelques compatriotes, grièvement blessés, sont acheminés à l’Hôpital militaire Kouliyat Razi, dans la capitale soudanaise, pour des soins appropriés. Un jour plus tard, la réaction du ministre des Affaires étrangères est énergique, voire musclée…
Au regard d’un communiqué du ministère des Affaires étrangères et Francophonie émis le 5 juin courant, le Gouvernement congolais a vite fait de convoquer le chargé d’affaires du Soudan, M. Musab Altoum, pour demander aux autorités de son pays en guerre de faire toute la lumière sur ce drame.
Et « pour permettre aux familles des victimes de faire le deuil des leurs, Kinshasa exige des autorités soudanaises de prendre des dispositions adéquates pour restituer les dépouilles des compatriotes, gratuitement fauchés, en vue de leur rapatriement et inhumation en toute dignité au pays« , note le communiqué.
Par ailleurs, « le Gouvernement congolais demande aux autorités soudanaises d’ouvrir un couloir humanitaire, afin de lui permettre d’évacuer les compatriotes blessés et de ceux encore bloqués au Soudan« , conclut le communiqué. FDA