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Kasaï-Central : le vice-président de l’Assemblée provinciale sur une chaise éjectable
Le climat politique se tend rapidement à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central, moins de dix jours après l’ouverture de la session de mars. Selon des informations recueillies hier jeudi 9 avril, plusieurs députés s’activent en coulisses pour initier une procédure visant le vice-président du bureau, Stéphane Kasuyi.
Au cœur des critiques, des accusations de gestion controversée et de manœuvres politiques au sein de la fédération de l’UDPS à Kananga, où l’élu est soupçonné de favoriser le parti CODEP. Toutefois, la polémique dépasse le cadre des rivalités partisanes.
C’est surtout la mise en place d’une commission d’enquête sur les activités minières dans le territoire de Luiza qui cristallise les tensions. D’après plusieurs sources parlementaires, l’honorable Joseph Kangoji, à l’origine de cette initiative, aurait été écarté de manière jugée suspecte de la composition de la commission.
Pour certains élus, cette mise à l’écart ne serait pas fortuite. Elle viserait à empêcher la divulgation d’informations sensibles liées à une exploitation minière présumée irrégulière dans la zone.
«Il dispose d’éléments importants. Son exclusion n’arrêtera pas notre volonté de faire toute la lumière sur cette affaire», affirme, sous anonymat, un député provincial.
Responsables provinciaux soupçonnés d’avoir perçu 30.000 USD
Autre élément troublant : le parlementaire désigné pour présider cette commission aurait décliné cette responsabilité, affirmant ne pas avoir été consulté avant sa nomination. Une situation qui renforce les soupçons d’opacité dans la procédure.
En toile de fond, des révélations évoquent une exploitation minière illégale à Luiza impliquant une entreprise étrangère. Des allégations font également état de la possible implication de deux responsables provinciaux, soupçonnés d’avoir perçu environ 30 000 dollars américains en échange de leur silence ou de leur complicité.
Alors que le bureau de l’Assemblée provinciale affichait jusque-là une certaine cohésion, cette affaire pourrait marquer un tournant. Plusieurs options sont désormais envisagées par les députés, notamment une question orale avec débat, voire une motion de déchéance pour des faits présumés de mauvaise gestion.
Dans ce contexte tendu, l’avenir politique de Stéphane Kasuyi dépendra de la capacité de ses collègues à faire bloc ou, au contraire, à soutenir les démarches engagées contre lui.
Félix MULUMBA Kalemba