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Kamako : Le du prix du maïs prend l'ascenseur
* Les transporteurs à vélo dénoncent les multiples postes de contrôle.
La cité de Kamako, située à environ 150 kilomètres de la ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï, est confrontée à une hausse vertigineuse du prix du maïs, denrée de première nécessité dans la région. Un petit bassin de maïs, communément appelé "chacal", se négocie désormais entre 28 000 et 30 000 francs congolais (FC), alors qu'il y a tout juste un mois, son prix oscillait entre 24 000 et 25 000 FC.
Cette augmentation subite, représentant une hausse d'environ 20%, suscite une vive indignation et un sentiment de scandale économique au sein de la population locale.
Face à cette inflation préoccupante, les coopérants agricoles, connus localement sous le nom de "Bayanda", désignent les multiples postes de contrôle érigés le long des axes routiers menant à Kamako comme principale cause de cette flambée des prix. Selon leurs témoignages concordants, ces barrages, mis en place par divers services de l'État, imposent des taxes jugées exorbitantes et arbitraires. Ces prélèvements excessifs alourdissent considérablement le coût du transport du maïs, qui se répercute inévitablement sur le prix final au consommateur. La multiplication de ces points de passage ralentit également l'acheminement des marchandises et augmente les charges opérationnelles des transporteurs.
RARETÉ DU PRODUIT ET DÉPENDANCE DES APPROVISIONNEMENTS
Du côté des vendeuses et vendeurs sur les marchés locaux de Kamako, la rareté du produit dans les dépôts est également évoquée comme un facteur aggravant de cette flambée du prix. Ils rapportent des difficultés croissantes d'approvisionnement en provenance des zones de production, souvent enclavées. Kamako, dont l'économie et la subsistance dépendent en grande partie des produits agricoles acheminés par voie terrestre, est particulièrement vulnérable à toute entrave au transport.
La conjonction des barrages routiers et des difficultés logistiques crée une double peine pour les habitants, impactant non seulement les prix, mais aussi la disponibilité même des denrées alimentaires essentielles.
Face à cette situation critique qui menace la sécurité alimentaire et le pouvoir d'achat des ménages, la population de Kamako lance un appel pressant aux autorités compétentes. Les habitants demandent une intervention rapide et décisive du gouvernement provincial et central pour alléger les taxes et rationaliser le nombre de postes de contrôle le long des routes d'approvisionnement; assurer un meilleur accès et une fluidité dans le transport des produits agricoles essentiels et mener une enquête sur les pratiques aux barrages routiers pour mettre fin aux exactions et aux prélèvements illégaux.
Félix MULUMBA Kalemba