Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Joseph Kabila de plus en plus indésirable : La colère de la rue gagne le siège du PPRD à Sendwe
La tension est montée d’un cran au siège de l’Interfédération de Kinshasa-Funa du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), situé sur Sendwe, à Kinshasa.
Selon des témoignages recueillis sur place, un groupe de personnes vivant avec handicap a manifesté son mécontentement à la suite des informations faisant état de l’implication de l’ancien président Joseph Kabila dans un mouvement politico-militaire rebelle.
Cette manifestation, marquée par des échauffourées et des actes présumés de vandalisme, traduit une colère grandissante chez certains citoyens qui n'apprécient pas le positionnement politique attribué à l’ancien chef de l’État après la création de son mouvement politico-millitaire.
UNE COUCHE VULNÉRABLE DE LA POPULATION MONTE AU CRÉNEAU
Fait particulièrement marquant, cette contestation émane de personnes vivant avec handicap, dont certaines affirment porter encore les séquelles des conflits armés qui endeuillent l’Est du pays depuis plusieurs décennies.
Pour ces manifestants, il serait difficilement acceptable de voir un ancien président de la République, ayant dirigé le pays pendant près de deux décennies, être aujourd’hui associé à une rébellion armée.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur les lieux, les protestataires exigent que Joseph Kabila clarifie publiquement sa position et se désolidarise de cette entreprise susceptible de compromettre la paix, la stabilité et l’intégrité territoriale du pays.
Au-delà des incidents enregistrés sur l’avenue Sendwe, cette manifestation soulève une interrogation politique majeure : l’ancien président Joseph Kabila est-il en train de perdre davantage de sympathie auprès d’une partie de la population congolaise ?
Si cette mobilisation ne permet pas, à elle seule, de mesurer l’opinion de l’ensemble des Congolais, elle constitue néanmoins un signal de contestation qu’il serait imprudent d’ignorer.
Reste désormais à savoir si le message de ces manifestants parviendra à l’ancien chef de l’État et suscitera une réaction de sa part.
Les circonstances exactes des incidents et les accusations relatives au rôle de Joseph Kabila dans la rébellion restent ouvertes, les jours à venir en diront beaucoup plus.
César IPOKA