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JC Vahamwiti plaide pour la reprise des activités du MSR au Nord-Kivu et en Ituri
A l’instar d’autres provinces de la RDC, le Nord-Kivu et l’Ituri ont aussi le droit de se préparer aux élections qui pointent à l’horizon. C’est le plaidoyer fait par les acteurs de la société civile et les politiques locaux. Pour le SG ai du Mouvement social pour le renouveau (MSR), Jean Chrysostome Vahamwiti, ne pas exercer les activités politiques dans ces deux provinces sous état de siège, consacre ce qu’il qualifie de «balkanisation électorale».
Intervenant, dernièrement, sur la radio Top Congo FM, Jean Crysostome Vahamwiti s’est dit « préoccupé par la balkanisation éléctorale » du pays. Et pour cause, souligne le SG ai du MSR «les 24 provinces de la RDC se préparent sérieusement aux élections à l’exception de deux provinces sous état de siège. Le Nord-Kivu et l’Ituri sont en blocage parce que les activités politiques sont bloquées». Ce député national honoraire regrette que 17% de l’électorat soient marginalisés. «Il serait inacceptable que 17% de l’éléectorat national que représente ces deux provinces, à savoir le Nord-Kivu (48 députés nationaux) et l’Ituri (28 députés nationaux), soient mis en marge des activités politiques du pays», a-t-il déploré sur Top Congo
Le SG du MSR s’en remet ainsi au Gouvernement pour la reprise effective des activités politiques dans ces deux provinces afin d’éviter toute partition du pays. «C’est pourquoi, nous sollicitons que le Gouvernement puisse se pencher, dans un conseil des ministres sur la levée du blocage des activités politiques dans les deux provinces en état de siège ». Le SG ai estime que cette question est d’extrême urgence «sinon, nous sommes en train de consacrer sans le savoir une balkanisation électorale », a-t-il fait remarquer.
Jean Chrysostome Vahamwiti rappelle que déjà en 2018, trois circonscriptions du Nord-Kivu (Butembo, Beni-ville et territoire) avaient été exclues de l’élection présidentielle.
Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont été mises sous état de siège depuis mai 2021afin de protéger les populations civiles en proie à l’insécurité. Dans le cadre de cette mesure, tous les pouvoirs des autorités locales et tribunaux ordinaires ont été transférés à l’armée et à la police, qui ont été habilitées à restreindre les libertés d’expression, d’association pacifique, de circulation autant qu’elles le jugent nécessaire.
Initialement prévu pour une période de 30 jours, avec la possibilité pour le Parlement de le proroger l’état de siège décrété au Nord-Kivu et en Ituri sembler s’éterniser. Il a été prorogé plus d’une fois et reste en vigueur jusqu’à présent. Au moment où dans le microcosme politique, les scrutins de 2023 dominent déjà le débat, les acteurs politiques de l’Est de la RDC, en particulier ceux des deux provinces sous état de siège élèvent aussi le ton. Ils entendent communier avec leurs bases respectives afin de contribuer à la démocratie . Dina BUHAKE