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Il n’y a eu ni consensus ni vote, écrit la Cenco écrit à Mboso
La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) vient d’écrire au président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia, pour lui signifier que les positions des deux camps des confessions religieuses n’ont pas bougé après l’expiration du délai butoir de 72 heures supplémentaires qu’il leur a accordé pour harmoniser leurs vues et désigner leurs délégués à la Ceni.
«Nous n’avons pas trouvé de consensus malgré notre demande leur adressée de nous présenter d’autres candidatures. Nous n’avons pas voté, non plus. Nous avons proposé de revenir le lundi 04/10/2021 dans l’espoir d’évoluer, mais le groupe de six nous a signifié que cela ne sert pas, autant attendre la position que prendra la plénière de l’Assemblée nationale. C’est sur cette note que nous nous sommes séparés», écrit la Cenco dans sa lettre avec pour objet Rapport de la Plénière de la Plateforme des Confessions religieuses du 02/10/2021 datée du 04 octobre courant.
Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo, les désormais groupes de six et de deux se sont confrontés à un conflit d’interprétations de la correspondance du speaker de la Chambre basse du Parlement. Un conflit qui a empêché chaque camp de faire bouger les lignes comme souhaité.
ECHEC DE TOUTES LES TRACTATIONS
Si pour le Groupe de deux (Cenco et ECC), la lettre de M. Christophe Mboso faisait état de l’échec de toutes les tractations que la plateforme Confessions religieuses a menées jusque-là pour la désignation de ses deux candidats à la Ceni et les invitait, par conséquent, à harmoniser leurs vues, le Groupe de six voyait les choses autrement.
En effet, pour les six confessions religieuses, il y a un travail qu’elles prétendent avoir déjà réalisé et dont le procès-verbal aurait été reçu au bureau de l’Assemblée nationale. Pour ce groupe, le délai de 3 jours supplémentaires accordé devait servir à renforcer la cohésion en obtenant du Présidium Cenco-ECC la reconnaissance de ce procès-verbal. Pour cela, les six ont soumis au Présidium une proposition de texte d’un nouveau procès-verbal. Les catholiques et les protestants l’ont purement et simplement rejetée.
Dans sa lettre, le Groupe de deux a promis d’envoyer sous peu un rapport global du Présidium sur le processus de désignation des animateurs de la Centrale électorale par les confessions religieuses.
L’opinion tant nationale qu’internationale retiendra que le délai de 3 jours supplémentaires accordé aux confessions religieuses pour aplanir leurs divergences sur la désignation de leurs délégués à la Ceni n’a servi qu’à renforcer ces divergences. Kléber KUNGU