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Guerre d’agression : depuis New Delhi, Vital Kamerhe recadre un délégué du Rwanda
Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Vital Kamerhe, a recadré vertement un délégué du Rwanda qui a profité de la 18ème édition du Conclave de la Confédération de l’Industrie Indienne avec Exim-Bank Inde à New Delhi (14 au 16 juin) pour prendre la liberté avec les faits, distillant des contrevérités au sujet de l’insécurité qui règne dans l’Est du pays. Pour ce citoyen rwandais, la RD Congo accuse à tort son pays le Rwanda d’être l’agresseur. Il a poussé le bouchon trop loin, allant jusqu’à exiger les excuses du pays de Patrice Lumumba.
C’en était trop. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale ne l’a pas raté dans sa réplique. Les organisateurs du conclave, voulant l’évacuer de la salle, le VPM Kamerhe s’y est opposé, afin qu’il reste écouter la réplique à ses incongruités. « La vérité n’a pas besoin de lieu ni de temps », fait savoir le VPM de l’Economie à l’endroit du délégué du Rwanda.
A haute et intelligible voix, devant l’assistance, Vital Kamerhe commence par lui rappeler la genèse de ce conflit qui remonte en 1994 avec le génocide ainsi que toutes les péripéties jusqu’à ce jour. Le VPM explique que la République démocratique du Congo est victime de son « hospitalité », car souligne-t-il, n’eût été la communauté internationale qui avait en son temps, demandé au Maréchal Mobutu, président du Zaïre, devenu RDC, d’ouvrir les frontières, la situation actuelle serait autre que celle actuellement sur le terrain, plus précisément au Congo.
Il rappelle que » le 27 juillet 1998, quand la population lassée par la violation à répétition des droits de l’homme par les soldats rwandais, étant du côté du peuple, L.-D. Kabila demande aux officiers rwandais et ougandais de rentrer chez eux. Et comme par hasard le 2 août 1998, nous sommes envahis par les Rwandais et les Ougandais, en arraisonnant un avion d’une compagnie congolaise pour atterrir à Kitona, prendre le barrage d’Inga… N’eût été l’intervention de la SADC, ce serait pire « .
Pour conclure, il lui rappelle le rapport des experts des Nations-Unies, le mettant KO, et lui demande de faire comme la France et l’Allemagne, de devenir acteurs de développement en Afrique.
L’incident s’est produit à New Delhi en Inde où Vital Kamerhe courtise les investisseurs indiens. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Economie prend part, depuis le mercredi 14 juin, à la 18e édition du Conclave de la Confédération de l’industrie indienne avec Exim-Bank Inde à New Delhi. Vital Kamerhe a présenté le jeudi 15 juin les avantages fiscaux et douaniers qu’offre son pays la RDC. Didier KEBONGO