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GOUVERNEMENT KAMBULU 2 AU KASAÏ-CENTRAL L'installation du ministre des Finances Crispin Kenkenyi bloquée
* Ses publications anciennes sur les réseaux sociaux, contre le régime central en place, refont surface.
A peine nommés (le 8 mai 2026), les nouveaux membres du gouvernement provincial Kambulu II au Kasaï-Central ont rapidement entamé leurs prises de fonctions. Depuis quelques jours, les cérémonies de remise et reprise se succèdent entre ministres sortants, entrants et permutés, marquant officiellement le début d'une nouvelle étape dans la gestion provinciale.
Cependant, au milieu de cette dynamique gouvernementale, une absence continue d'alimenter les commentaires : celle de Crispin Kenkenyi Mawanga, désigné ministre provincial des Finances, de l'Économie, du Commerce, des Petites et Moyennes entreprises ainsi que de l'Industrie. Un portefeuille considéré comme l'un des plus stratégiques au sein de l'exécutif provincial.
Selon plusieurs sources contactées hier jeudi 21 mai, aucune cérémonie officielle de remise et reprise n'a encore été organisée en sa faveur. Plus encore, le nouveau ministre n'aurait pas participé au tout premier Conseil des ministres du gouvernement Kambulu II. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur les raisons de ce retard dans sa prise de fonctions.
Pourtant, d'après certaines informations, Crispin Kenkenyi a rejoint la province depuis plusieurs jours afin de prendre officiellement ses fonctions. Malgré cela, aucun signal public n'a été donné concernant son installation effective.
DES PUBLICATIONS ANCIENNES SUR LES RESEAUX SOCIAUX REFONT SURFACE
Au cœur des spéculations, plusieurs publications attribuées au nouveau ministre sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, suscitent des débats. Dans certains messages datant d'avant sa nomination, l'intéressé a exprimé des positions critiques vis-à-vis du pouvoir central et du régime actuel. Pour beaucoup, ces anciennes prises de position pourraient expliquer les difficultés observées autour de son entrée en fonction.
Toutefois, cette situation relance une autre interrogation : les profils des personnalités appelées à intégrer le gouvernement provincial ont-ils fait l'objet d'une évaluation approfondie avant leur nomination ?
Pour plusieurs observateurs, si un blocage existe effectivement en raison de positions antérieures exprimées publiquement, cela pourrait traduire des insuffisances dans le processus de sélection ayant précédé la mise en place du gouvernement provincial.
DEBAT SUR LES CRITERES POLITIQUES
L'affaire nourrit également un débat plus large sur la place des opinions politiques dans l'accès aux fonctions publiques. Au niveau national, plusieurs personnalités autrefois critiques envers le pouvoir ont, par la suite, intégré des institutions ou collaboré avec les autorités en place.
Dans ce contexte, certains s'interrogent sur l'éventualité d'un traitement différent au niveau provincial, tandis que d'autres estiment qu'une clarification officielle permettrait d'éviter les rumeurs et interprétations.
En attendant une communication des autorités concernées, plusieurs inconnues demeurent : Crispin Kenkenyi sera-t-il officiellement installé dans ses fonctions dans les prochains jours ? Ou assistera-t-on à un autre scénario concernant sa présence au sein du gouvernement Kambulu II ?
Pour l'instant, le silence des acteurs impliqués continue d'alimenter les spéculations autour d'un dossier qui pourrait rapidement devenir un premier test politique pour l'exécutif provincial nouvellement constitué.
FDA