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Goma : 4.400 détenus s'évadent de la prison centrale de Munzenze
Le climat d'insécurité qui règne à Goma, dans la province du Nord-Kivu, a pris une tournure dramatique le matin d'hier lundi 27 janvier. Environ 4 400 détenus se sont évadés de la prison centrale de Munzenze, profitant de la confusion qui a ensanglanté cette institution pénitentiaire. Selon des sources pénitentiaires, cette évasion massive s'est accompagnée d'émeutes qui ont conduit à l'incendie partiel de la prison. Cet incident tragique a fait au moins 10 décès, dont des femmes, confirmant les craintes d'une dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans la région.
Les événements se sont précipités aux premières heures de la matinée, lorsque des tensions exacerbées au sein de l'établissement pénitentiaire ont culminé en une évasion de grande envergure.
Des détenus, souvent incarcérés pour des infractions graves, ont réussi à s'enfuir dans le chaos qui a suivi l'incendie, probablement provoqué intentionnellement par certains d'entre eux.
Des témoins ont signalé que la scène était chaotique, avec des cris et des appels à l'aide émanant de l'intérieur de la prison alors que les flammes consumaient rapidement des sections des bâtiments.
Les premières informations indiquent que le manque de personnel de sécurité et de préparation à ce type de situations a largement contribué à l'ampleur de l'évasion. La prison centrale de Munzenze, déjà surpeuplée, abritait initialement bien plus que sa capacité d'hébergement autorisée, ce qui en soi constitue une préoccupation significative pour les droits humains et la dignité des détenus.
Le bilan préliminaire de cette évasion révèle des conséquences tragiques. Au moins 10 personnes, dont plusieurs femmes, ont péri dans les événements tumultueux qui ont suivi l'évasion.
Les circonstances exactes de ces décès font encore l'objet d'enquêtes, mais des témoignages font état de violences au sein de la prison et de l'impossibilité pour les détenus de fuir en toute sécurité.
Par ailleurs, des agents des forces de sécurité ont été déployés autour de la prison et dans les environs afin de tenter de retrouver les fugitifs. Cependant, la situation demeure délétère et les risques de nouvelles émeutes ou de violences collectives inquiètent les autorités et les populations locales.
Félix Mulumba